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La mention « fait maison » : bien l'utiliser sur sa carte et son site

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Votre pâte feuilletée sort-elle de votre cuisine ou d'un carton livré le mardi ? Le client ne peut pas le deviner, et c'est précisément pour cela que la mention « fait maison » au restaurant est encadrée en France. Bien utilisée, elle valorise le travail de votre équipe ; utilisée à la légère, elle trompe le client et vous expose à des sanctions.

Ce que recouvre la mention

En France, l'expression « fait maison » appliquée à un plat de restaurant obéit à une réglementation. Dans les grandes lignes, un plat fait maison est élaboré sur place, dans votre cuisine, à partir de produits bruts, c'est-à-dire de produits qui n'ont pas subi de transformation importante avant d'arriver chez vous. Un logo officiel, représentant une casserole surmontée d'un toit, permet de signaler ces plats sur la carte. Un plat assemblé à partir d'éléments achetés déjà cuisinés, même dressé avec soin dans votre cuisine, ne répond donc en principe pas à cette définition.

La réglementation prévoit aussi des cas particuliers, notamment une liste de produits que l'on peut utiliser sans perdre la mention. Ces détails comptent et peuvent évoluer : avant d'afficher le logo, lisez la présentation de la DGCCRF, le service de la répression des fraudes, sur economie.gouv.fr. En cas de doute sur un plat, abstenez-vous plutôt que de prendre un risque.

Les formules voisines appellent la même prudence. Écrire « tarte maison » ou « préparé par nos soins » pour un dessert acheté tout prêt peut constituer une pratique commerciale trompeuse, même sans le logo officiel.

Afficher la mention plat par plat

La mention se mérite plat par plat. Une carte où trois desserts sur quatre sont préparés sur place ne peut pas afficher un « tout est fait maison » général. Quelques règles de bon sens guident l'affichage :

  • placez le logo ou la mention à côté de chaque plat qui remplit les conditions, et seulement de ceux-là ;
  • expliquez sur la carte ce que signifie le logo, pour les clients qui ne le connaissent pas ;
  • retirez la mention dès qu'une recette change, par exemple quand un fournisseur remplace un produit brut par un produit déjà préparé ;
  • conservez vos fiches recettes et vos factures d'achat, qui montrent comment chaque plat est préparé.

Prévenez aussi l'équipe de salle. Quand un client demande si la mousse au chocolat est faite sur place, la réponse doit être exacte, et la même pour tout le monde.

Sur votre site et sur Google

La carte en ligne

La carte publiée en ligne doit reprendre les mêmes mentions que la carte papier, au même endroit. Publiez-la en texte sur une page web, avec la mention écrite à côté des plats concernés : elle se lit sur téléphone, Google la comprend, et vous la corrigez en une minute quand une recette change. Les avantages de ce format sont détaillés dans l'article sur le menu en ligne d'un restaurant.

La fiche Google

Sur votre fiche Google, la description de l'établissement peut évoquer votre façon de cuisiner, en restant fidèle à la réalité. N'y écrivez pas que tout est fait maison si ce n'est pas vrai pour chaque plat de la carte. Les photos de la cuisine au travail, des légumes épluchés le matin ou des fonds qui mijotent en disent davantage qu'un logo. Les autres réglages de la fiche sont décrits dans l'article sur la fiche Google de votre restaurant.

Raconter votre cuisine au-delà du logo

Le logo dit une chose précise ; votre cuisine en dit souvent bien plus. Une courte page « Notre cuisine » permet d'expliquer ce que le client ne voit pas : les producteurs avec qui vous travaillez, les produits de saison, ce qui est préparé chaque matin, les pains ou les glaces que vous confiez à des artisans voisins. Ce récit donne de la profondeur à la mention et répond aux questions des clients attentifs.

Restez factuel. Citez un producteur seulement s'il vous livre réellement, et une origine seulement si vous pouvez la justifier. Sur la carte elle-même, une ligne suffit : le produit, sa provenance quand elle est connue, sa préparation. La façon d'écrire ces descriptions est détaillée dans l'article sur la conception d'une carte de restaurant.

Les plats qui ne sont pas « fait maison »

Peu de restaurants fabriquent absolument tout, et le client le comprend. Le pain vient souvent d'une boulangerie, les glaces d'un artisan, le fromage d'un affineur. Ces choix ne sont pas des défauts, à condition de ne pas les présenter comme autre chose que ce qu'ils sont.

Pour ces plats, deux attitudes honnêtes sont possibles. Vous pouvez ne rien indiquer de particulier, simplement sans logo ni formule ambiguë. Vous pouvez aussi valoriser le fournisseur, quand c'est un atout : « glaces d'un artisan glacier de la ville », « pain au levain d'une boulangerie du quartier ». Le client apprécie cette transparence, et elle met en valeur vos partenaires.

Relisez votre carte avec votre chef, plat par plat, en vous demandant pour chacun : « Si un contrôleur ou un client entrait en cuisine maintenant, ce que nous écrivons serait-il exact ? » Les plats qui font hésiter perdent la mention.

En résumé

  1. Lisez la présentation de la mention « fait maison » sur economie.gouv.fr avant d'afficher le logo.
  2. Passez la carte en revue avec la cuisine et réservez la mention aux plats qui remplissent les conditions.
  3. Reportez exactement les mêmes mentions sur la carte papier, la carte en ligne et la fiche Google.
  4. Pour une carte en ligne facile à corriger et une page « Notre cuisine », un site de cinq pages coûte 950 € HT chez nous : le configurateur de devis détaille les options.