Référencement d'une boutique en ligne : catégories, fiches et filtres
Votre boutique en ligne apparaît sur Google quand on tape son nom, mais jamais quand on cherche « théière en fonte » ou « bougie parfumée artisanale » ? Le SEO e-commerce, c'est-à-dire le référencement naturel d'une boutique en ligne, suit des règles un peu différentes de celles d'un site vitrine, parce qu'il faut faire comprendre à Google des dizaines, parfois des centaines de pages produits. Quatre chantiers comptent plus que les autres : les catégories, les fiches, les produits épuisés et les filtres.
Les pages catégories, portes d'entrée de la boutique
Les internautes cherchent plus souvent un type de produit qu'un modèle précis. Ce sont donc vos pages catégories, « Théières », « Bougies parfumées », « Sacs en cuir », qui ont le plus de chances d'apparaître sur ces recherches. Pour votre magasin physique, les bases du référencement local d'une boutique s'appliquent en parallèle ; ici, il s'agit des pages de la boutique en ligne elle-même.
Un court texte utile
Une page catégorie qui ne contient qu'une grille de photos donne peu d'indices à Google. Ajoutez quelques phrases qui disent ce que l'on trouve dans la catégorie et aident à choisir : les matières, les tailles, l'usage, la différence entre deux gammes. Placez ce texte en haut s'il tient en deux ou trois lignes, sous les produits s'il est plus long. Le paragraphe bourré de mots-clés, écrit pour les robots, n'aide personne.
Une organisation simple
Classez vos produits en catégories et sous-catégories claires, sur deux ou trois niveaux au plus, avec les mots de vos clients. Chaque catégorie reçoit un titre explicite, une adresse courte et des liens vers ses sous-catégories. Un produit peut figurer dans plusieurs catégories, à condition de garder une seule adresse.
Des fiches produits écrites par vous
Chaque fiche produit doit avoir son propre texte. Reprendre la description du fournisseur, déjà présente sur de nombreux sites, laisse peu de chances à votre page d'être préférée aux autres. La méthode pour écrire des descriptions qui renseignent et donnent envie est détaillée dans l'article sur les fiches produits qui vendent.
Soignez aussi les éléments que Google affiche dans ses résultats :
- la balise title, le titre de la page dans Google : le type de produit, ce qui le distingue, puis le nom de la boutique, par exemple « Théière en fonte 1 litre, noire | Nom de votre boutique » ;
- la meta description, le court résumé affiché sous le titre : une phrase propre à chaque produit, avec un détail concret ;
- l'adresse de la page : courte et lisible, avec le nom du produit plutôt qu'un numéro.
Pour les déclinaisons de couleur ou de taille, une seule page avec un sélecteur vaut en général mieux qu'une page par variante au texte identique.
Produit épuisé ou arrêté : que faire de la page ?
Supprimer la page d'un produit dès qu'il n'est plus en stock est une erreur fréquente. Vous perdez la position acquise sur Google, et les visiteurs qui arrivent par un ancien lien tombent sur une erreur. La bonne décision dépend de la situation :
- rupture temporaire : gardez la page en ligne, indiquez clairement « épuisé » et, si possible, la date de retour, puis proposez une alerte par e-mail et des produits proches ;
- produit arrêté et remplacé : redirigez l'ancienne adresse vers le nouveau modèle par une redirection permanente, dite 301 ;
- produit arrêté sans équivalent : redirigez vers la catégorie la plus proche si elle répond à la même attente, ou laissez la page renvoyer une erreur 404 si personne ne la consultait ;
- produit arrêté mais encore recherché, pour ses pièces détachées ou son mode d'emploi : conservez la page avec ces informations.
Filtres et tris : le piège des pages en double
Les filtres par couleur, taille ou prix et les options de tri rendent service aux visiteurs. Chaque choix peut pourtant créer une nouvelle adresse, avec des paramètres ajoutés après un point d'interrogation. Quelques filtres combinés suffisent à produire des milliers d'adresses aux contenus presque identiques, que Google explore inutilement au détriment de vos pages importantes.
Plusieurs réglages limitent ce phénomène : une balise canonical qui désigne la catégorie principale comme version de référence, ou l'exclusion des pages filtrées de l'index de Google. Demandez à votre prestataire comment votre site les applique, et lisez l'article sur le contenu dupliqué pour comprendre la logique de la balise canonical.
Une exception mérite votre attention : quand une combinaison correspond à une recherche réelle, comme « chaussures de randonnée femme », créez-en une vraie sous-catégorie, avec son titre, son texte et une adresse propre.
Images et données structurées
Les photos produits peuvent aussi apparaître dans Google Images et dans l'onglet Shopping. Nommez chaque fichier d'après ce qu'il montre, décrivez l'image dans le texte alternatif, compressez-la pour un affichage rapide sur mobile et montrez plusieurs angles.
Les données structurées, enfin, décrivent chaque produit dans un format standard que Google lit sans interprétation : nom, prix, disponibilité, et note moyenne si vous publiez de vrais avis clients. Elles permettent à Google d'afficher le prix ou le stock directement dans ses résultats, sans aucune garantie qu'il le fasse. Beaucoup de solutions de boutique les génèrent automatiquement : vérifiez leur présence avec l'outil de test des résultats enrichis de Google, et assurez-vous que le prix et la disponibilité indiqués correspondent toujours à ceux de la page.
Un plan pour les prochaines semaines
- Rédigez un court texte pour vos cinq catégories les plus importantes.
- Réécrivez les fiches de vos meilleures ventes et vérifiez leurs balises title.
- Listez les produits épuisés ou arrêtés et décidez, pour chacun, de garder, rediriger ou retirer la page.
- Si l'écriture des textes vous prend trop de temps, l'option rédaction coûte 200 € HT chez nous, comme l'indique la page des tarifs.