Chasseur immobilier : un site qui inspire confiance aux acheteurs
Pourquoi payer quelqu'un pour trouver un logement que l'on peut chercher soi-même sur les sites d'annonces ? Tout acheteur qui découvre votre métier se pose cette question, même s'il ne la formule pas. Le site d'un chasseur immobilier doit y répondre avant qu'elle ne soit posée, puis montrer que l'on peut vous confier un projet aussi important qu'un achat immobilier.
Expliquer le service, étape par étape
Le visiteur imagine souvent un agent qui fait défiler des annonces à sa place. Décrivez chaque étape de votre travail, pour qu'il mesure le temps et les erreurs que vous lui épargnez :
- un premier entretien pour définir le projet : budget, critères indispensables, compromis acceptables, calendrier ;
- la signature d'un mandat de recherche, qui fixe votre mission et vos honoraires ;
- la recherche, sur les annonces publiées et auprès de votre réseau d'agences, de notaires et de particuliers ;
- les visites de présélection, avec un compte rendu, des photos et parfois une vidéo ;
- l'analyse du prix, la négociation, puis l'accompagnement jusqu'à la signature chez le notaire.
Dites aussi à qui s'adresse votre service : actifs qui manquent de temps, familles mutées dans une autre région, acheteurs installés à l'étranger, investisseurs. Pour un acheteur éloigné, vos comptes rendus de visite, avec photos et réserves, évitent un déplacement pour chaque bien. Si votre réseau vous fait connaître certains biens avant leur publication, vous pouvez le mentionner, à condition que ce soit vrai et sans en faire une promesse.
Des honoraires présentés sans flou
La question du prix arrive très vite. Présentez votre barème de façon lisible : sur quelle base vos honoraires sont calculés, qui les paie, à quel moment ils sont dus et ce qu'ils comprennent. Un exemple chiffré pour un achat type aide le visiteur à se projeter, à condition de reprendre exactement votre barème. Dites aussi ce qui se passe si la recherche n'aboutit pas dans la durée prévue par le mandat.
Cette clarté est aussi une obligation. Les professionnels de l'immobilier doivent informer le public de leurs honoraires, y compris sur leur site, et les modalités de rémunération sont elles-mêmes encadrées. Faites valider la présentation de votre barème par votre conseil ou votre organisation professionnelle, et consultez les pages de la DGCCRF consacrées à l'immobilier sur economie.gouv.fr.
La carte professionnelle et les mentions qui rassurent
La recherche d'un bien pour le compte d'un acheteur relève de la loi Hoguet, qui encadre les activités immobilières. Elle suppose une carte professionnelle, délivrée par la chambre de commerce et d'industrie, ou une habilitation à agir pour le compte d'un titulaire de cette carte. Votre site l'indique clairement, en général avec :
- le numéro de carte professionnelle et la CCI qui l'a délivrée, ou les références du titulaire pour lequel vous agissez ;
- votre assurance de responsabilité civile professionnelle ;
- selon votre situation, les références de votre garantie financière ;
- votre barème d'honoraires.
Expliquez aussi ce que contient votre mandat de recherche : critères, durée, exclusivité éventuelle, conditions de rémunération. La liste exacte des mentions dépend de votre statut : vérifiez-la sur service-public.fr et auprès de votre CCI. Si vous exercez comme agent commercial sous la carte d'un réseau, les mentions propres à ce statut sont détaillées dans l'article sur le site d'un mandataire immobilier.
Votre secteur et vos recherches réussies
Un acheteur qui arrive d'une autre ville connaît mal les quartiers. Montrez votre terrain : les communes couvertes, l'ambiance de chaque secteur, les écoles, les transports, les points de vigilance comme une rue bruyante ou un quartier très animé le soir. Ces pages prouvent votre connaissance locale et répondent aux premières questions d'un acheteur à distance.
Les recherches réussies restent votre meilleure preuve. Pour chacune, racontez en quelques lignes la situation de départ, les critères, la durée de la recherche, le nombre de visites et ce qui a fait la différence : un bien repéré avant sa publication, une négociation, un défaut décelé lors d'une visite. Publiez uniquement des cas réels, avec l'accord des acheteurs, sans adresse précise, et des photos du bien seulement si les nouveaux propriétaires l'acceptent. Leurs avis, recueillis selon les règles rappelées dans l'article sur les témoignages clients, complètent ces récits.
Un formulaire pour le cahier des charges
Le premier contact gagne à ressembler au début de votre travail. Un formulaire bien construit demande :
- le type de bien, la surface et le nombre de pièces recherchés ;
- le budget, en précisant s'il comprend les frais de notaire et d'éventuels travaux ;
- l'état du financement, par exemple un accord de principe de la banque ;
- les secteurs envisagés et les critères indispensables ;
- la date souhaitée d'installation et la situation actuelle : sur place, dans une autre région, à l'étranger.
Un champ libre, où l'acheteur décrit avec ses mots le logement qu'il imagine, vous en apprend souvent plus que les cases à cocher. Précisez si le premier échange est gratuit et sans engagement, et sous quel délai vous rappelez. Ajoutez sous le formulaire une mention sur l'utilisation des données, conforme au RGPD : la CNIL propose des modèles sur son site.
Avant de mettre votre site en ligne
- Décrivez votre service en cinq étapes, du premier entretien à la signature.
- Faites relire la présentation de vos honoraires et vos mentions légales.
- Rédigez deux recherches réussies, avec l'accord des acheteurs concernés.
- Pour un site de cinq pages, comptez 950 € HT chez nous, et 200 € HT de plus pour une version anglaise destinée aux acheteurs installés à l'étranger : le configurateur de devis fait le calcul.