Conseiller en gestion de patrimoine : un site qui inspire confiance
« Conseiller en gestion de patrimoine » ne désigne pas un statut unique : le titre recouvre, selon les cas, du conseil en investissements financiers, de l'assurance, du crédit ou de l'immobilier, chacun avec ses règles. Le visiteur qui hésite à vous confier son épargne cherche donc sur votre site ce que ce titre ne dit pas : ce que vous avez le droit de faire, comment vous êtes payé et comment vous travaillez.
Vos statuts, affichés tels que vous les détenez
Selon votre activité, vous cumulez plusieurs inscriptions, chacune avec un sens précis :
- CIF, conseiller en investissements financiers : conseil sur des placements financiers, avec adhésion à une association professionnelle agréée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) ;
- IAS, intermédiaire en assurance : présentation et conseil sur des contrats d'assurance, dont l'assurance-vie ;
- IOBSP, intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement : mise en relation pour des crédits ;
- carte professionnelle de l'immobilier : pour la transaction ou la gestion immobilière, si vous les exercez.
Indiquez votre numéro d'immatriculation à l'ORIAS, le registre des intermédiaires en assurance, banque et finance, avec les catégories exactes, et un lien vers orias.fr, où le visiteur vérifie lui-même. N'affichez que les statuts que vous détenez et ne laissez jamais entendre que vous exercez une activité pour laquelle vous n'êtes pas inscrit. L'article sur le site d'un courtier inscrit à l'ORIAS recense les informations réglementaires à regrouper sur une page, dont la procédure de réclamation et le médiateur.
Votre approche et vos étapes de travail
Décrivez votre méthode du premier rendez-vous jusqu'au suivi :
- un entretien de découverte pour comprendre la situation et les projets ;
- la remise du document d'entrée en relation, qui présente votre cabinet, vos statuts, vos partenaires et votre mode de rémunération ;
- une lettre de mission qui fixe ce que vous faites ;
- un bilan patrimonial, c'est-à-dire un état des lieux des biens, des revenus et des objectifs ;
- des recommandations motivées, puis leur mise en œuvre ;
- un suivi régulier.
Dites si vous travaillez avec un petit nombre de partenaires ou avec un large choix de produits, sans laisser croire que vous comparez tout le marché quand ce n'est pas le cas.
Précisez aussi à qui vous vous adressez : chefs d'entreprise, professions libérales, salariés qui préparent leur retraite. Une page par type de projet, comme la transmission d'une entreprise, la retraite, l'investissement immobilier ou la protection de la famille, décrit la démarche et les questions à se poser, sans recommandation chiffrée.
Publiez votre document d'entrée en relation en téléchargement. Le visiteur découvre avant le rendez-vous ce que vous lui remettrez, avec vos statuts et votre rémunération déjà expliqués.
Votre rémunération, dite sans détour
Le client veut savoir qui vous paie. Trois cas existent : des honoraires réglés par le client, des commissions versées par des partenaires (assureurs, sociétés de gestion, promoteurs), ou un mélange des deux. Écrivez celui qui vous concerne, le moment où les sommes sont dues et leur base de calcul. Si vous percevez des commissions, dites-le : cette transparence fait partie de ce que vous devez au client avant toute prestation.
Inutile d'afficher des montants : expliquez la méthode et renvoyez au document d'entrée en relation et à la lettre de mission. L'article sur l'affichage des tarifs compare les façons de présenter un prix quand il varie d'un dossier à l'autre.
Risques et rendements : le ton à tenir
Ne promettez aucun rendement et n'affichez aucun chiffre qui puisse passer pour une promesse. Les formules « sans risque », « garanti » ou « rendement assuré » n'ont pas leur place sur votre site. Les communications à caractère promotionnel sur des produits financiers doivent rester claires, exactes et non trompeuses. Elles comportent des avertissements sur les risques, comme la possible perte en capital, c'est-à-dire de tout ou partie de la somme investie, ou le fait que les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'AMF publie ses règles sur amf-france.org, et votre association professionnelle vous aide à les appliquer.
Présentez aussi un avantage fiscal avec prudence : il dépend de la situation de chaque client et des textes en vigueur, et se discute en rendez-vous. Votre site informe ; le conseil personnalisé suppose d'avoir recueilli la situation du client, selon la procédure décrite plus haut.
Rendez-vous, documents et témoignages
Proposez des rendez-vous en cabinet ou en visio, en annonçant la durée du premier échange et son prix s'il est payant. Le formulaire se limite aux coordonnées et à l'objet général de la demande : aucun montant, aucun numéro de compte. Annoncez les pièces demandées ensuite, comme la pièce d'identité, un justificatif de domicile ou des informations sur l'origine des fonds, et expliquez qu'elles répondent à des obligations de lutte contre le blanchiment auxquelles votre activité est soumise. Prévoyez un espace sécurisé pour l'envoi des documents.
Les témoignages rassurent s'ils sont authentiques, publiés avec un accord écrit et dépourvus de montants, de rendements ou de détails personnels. L'article sur les témoignages clients décrit la méthode à suivre.
Les premières vérifications
- Comparez votre site à votre inscription ORIAS, statut par statut, et supprimez ce que vous ne détenez pas.
- Rédigez la page sur votre rémunération et celle sur votre méthode.
- Relisez chaque phrase à la recherche d'une promesse : rendement, garanti, sans risque.
- Le configurateur de devis chiffre votre projet : un site de cinq pages à 950 € HT chez nous, avec la prise de rendez-vous en ligne en option à 150 € HT.