Couvreur : un site pour les urgences et les chantiers de toiture
Le lendemain d'un coup de vent, les tuiles jonchent les trottoirs et le téléphone des couvreurs sonne sans interruption. Ceux qui ne peuvent pas décrocher laissent filer des clients inquiets, qui appellent le numéro suivant ou ouvrent leur porte au premier démarcheur venu. Un site internet de couvreur préparé à l'avance prend le relais : il explique quoi faire en attendant, précise qui vous pouvez dépanner en priorité et rassure sur la suite, assurance comprise.
Une page urgence prête avant la tempête
Après un orage, personne ne lit de longs textes. La page consacrée aux urgences doit tenir sur un écran de téléphone : un bouton d'appel, votre secteur d'urgence, éventuellement plus restreint que votre zone d'intervention habituelle, et ce que vous faites dans l'immédiat, comme la pose d'une bâche ou le remplacement de quelques tuiles pour mettre la maison hors d'eau.
Les bons réflexes à afficher
Ajoutez quelques consignes simples, utiles même si vous ne pouvez pas venir tout de suite :
- ne pas monter sur le toit, ni sur une échelle par grand vent ;
- photographier les dégâts depuis le sol et à l'intérieur ;
- placer des récipients sous les infiltrations et éloigner ce qui craint l'eau ;
- couper le courant au tableau si l'eau coule près des prises ou d'un luminaire ;
- prévenir son assureur dès que possible.
Un bandeau à activer après un coup de vent
Préparez un bandeau pour le haut de la page d'accueil, à publier en quelques minutes : « Après les intempéries, je traite en priorité les mises hors d'eau. Délai pour les autres demandes : trois semaines environ. » Même long, un délai annoncé évite les appels répétés. Si votre carnet déborde au point de refuser des chantiers, l'article sur les périodes d'indisponibilité vous aide à le dire sans perdre de clients.
Réparation, rénovation, isolation : trois demandes différentes
Une fuite à réparer, une toiture à refaire et des combles à isoler n'appellent pas les mêmes informations. Donnez à chacune sa page ou son bloc :
- les réparations : recherche de fuite, tuiles ou ardoises cassées, faîtage abîmé, gouttières et zinguerie, c'est-à-dire les pièces métalliques qui assurent l'étanchéité autour des cheminées et des fenêtres de toit ;
- la rénovation complète : dépose de l'ancienne couverture, vérification de la charpente, choix des nouveaux matériaux, avec leurs différences d'aspect et d'entretien ;
- l'isolation : par l'intérieur ou par l'extérieur lors d'une réfection, en précisant si vous êtes qualifié RGE, car certaines aides publiques à la rénovation énergétique en dépendent, selon des conditions à vérifier sur france-renov.gouv.fr.
Pour le démoussage et le nettoyage de toiture, précisez ce que comprend la prestation et dans quels cas vous la jugez utile. C'est un service souvent proposé au porte-à-porte, et une description honnête vous distingue des démarcheurs.
Des photos de toits, prises dans les règles
Un toit se voit mal depuis la rue, et votre client ne montera pas vérifier. Les photos font donc partie du service : avant les travaux pour montrer le problème, pendant pour prouver ce qui a été fait sous les tuiles, après pour le résultat. Elles alimentent aussi votre galerie de réalisations, avec l'accord du propriétaire et sans numéro de rue visible.
Le drone offre de belles vues d'ensemble, mais son usage est encadré : enregistrement et formation selon le poids de l'appareil et l'usage, zones où le vol est interdit ou limité, notamment au-dessus des agglomérations, respect de la vie privée des voisins. La Direction générale de l'aviation civile en présente le détail. Si vous ne maîtrisez pas ces règles, confiez les prises de vue à un télépilote professionnel.
Rassurer face au démarchage à domicile
Après une tempête, des inconnus sonnent parfois chez les particuliers pour proposer une intervention immédiate, payable sur-le-champ. Les fiches de la DGCCRF sur economie.gouv.fr rappellent les droits du client démarché chez lui, dont, dans la plupart des cas, un délai de rétractation. Votre site peut montrer l'inverse de ces méthodes :
- une entreprise identifiable : nom, adresse, numéro SIRET, photos de l'équipe et du véhicule ;
- une assurance décennale citée avec le nom de l'assureur et les activités couvertes ;
- un devis écrit et détaillé remis avant tout travail, hors mise en sécurité urgente ;
- des photos des dégâts montrées au client, puisqu'il ne peut pas les voir lui-même ;
- une phrase claire si vous ne faites jamais de porte-à-porte.
Ces éléments s'ajoutent à ceux qui distinguent un artisan sérieux des faux dépanneurs : prix annoncés, avis vérifiables, numéro non surtaxé.
Accompagner vos clients auprès de leur assurance
Après un sinistre, beaucoup de propriétaires ne savent pas par où commencer. Une page « Tempête : comment je vous aide » leur donne la marche à suivre en quatre temps :
- le client déclare le sinistre à son assureur, dans le délai prévu par son contrat ;
- vous sécurisez le toit si nécessaire, puis vous établissez un devis détaillé avec des photos datées des dégâts ;
- l'assureur peut mandater un expert, que vous pouvez rencontrer sur place si le client le souhaite ;
- les travaux définitifs démarrent en général après l'accord de l'assureur.
Restez prudent dans vos formulations : l'indemnisation dépend du contrat et de la décision de l'assureur, jamais de vous. Service-public.fr présente les démarches d'indemnisation après une tempête, et le client peut y vérifier ce qui le concerne.
Avant le prochain coup de vent
- Rédigez dès maintenant votre page urgence et le texte du bandeau, prêts à publier.
- Photographiez chaque toit avant, pendant et après vos interventions.
- Rassemblez votre attestation décennale, votre SIRET et vos qualifications sur une même page.
- Vérifiez que votre fiche Google affiche le bon numéro et vos horaires ; si elle reste à créer ou à reprendre, notre agence s'en charge pour 20 € HT, comme l'indique la page des tarifs.