Site internet pas cher : ce qu'un petit prix doit quand même inclure
Combien faut-il payer, au minimum, pour avoir un site qui tienne la route ? La question est légitime quand on lance une activité ou qu'on surveille chaque dépense. Un site internet pas cher peut très bien faire l'affaire, à condition de savoir d'où vient le petit prix : un projet volontairement simple, ou des éléments retirés sans le dire.
Les économies qui ne vous coûtent rien
Un prix peut baisser pour de bonnes raisons. Chacune réduit le travail du prestataire sans vous priver de ce qui compte :
- un modèle adapté à vos couleurs et à votre logo, au lieu d'une maquette entièrement dessinée pour vous ;
- moins de pages, voire une seule, qui présente tout en défilant ;
- des contenus fournis par vous : textes, photos, carte ou liste de tarifs ;
- un nombre limité d'allers-retours sur la maquette, annoncé dès le départ ;
- peu de fonctions : un bouton d'appel et un formulaire suffisent à beaucoup d'activités ;
- une méthode de travail rodée, avec des étapes fixes et des échanges regroupés.
Ces choix se discutent ouvertement et apparaissent dans le devis. Un prestataire qui vous explique pourquoi son offre coûte peu vous renseigne déjà sur sa transparence.
Ce qu'un petit prix ne doit jamais retirer
D'autres économies se paient plus tard, souvent au prix fort. Quel que soit le montant, vérifiez ces points avant de signer.
Votre nom de domaine et vos accès
L'adresse du site doit être enregistrée à votre nom, et vous devez disposer d'un accès à l'administration du site, ou au minimum d'une copie complète sur demande. Sans cela, le site appartient de fait au prestataire. Les points de contrôle sont réunis dans l'article Êtes-vous vraiment propriétaire de votre site internet ?
Un affichage soigné sur téléphone
Vos clients consulteront souvent le site depuis leur téléphone, debout dans la rue ou assis dans leur canapé. Texte lisible sans zoomer, numéro cliquable, boutons faciles à toucher, photos qui se chargent vite : testez tout cela sur votre propre téléphone avant de régler le solde.
Les pages légales et le cadenas
Mentions légales, politique de confidentialité et, si le site utilise des traceurs soumis à consentement, bandeau de cookies : ces éléments relèvent de votre responsabilité d'éditeur du site. Le prestataire doit au moins créer les pages et vous dire quelles informations fournir. Le certificat HTTPS, qui affiche le cadenas dans la barre d'adresse, fait aussi partie du minimum.
La possibilité de modifier vos informations
Horaires, prix, carte, photos : soit vous pouvez les changer vous-même après une courte formation, soit le devis indique le tarif et le délai d'une modification. Un site impossible à mettre à jour vieillit en quelques mois.
Un interlocuteur après la livraison
Qui répond si le formulaire cesse de fonctionner, par quel moyen et dans quel délai ? Une adresse de support anonyme, sans engagement de réponse, ne vous protège guère. Demandez aussi si les premières corrections après la mise en ligne sont comprises : une erreur dans votre numéro de téléphone ne devrait rien vous coûter.
Les frais qui se cachent derrière le prix affiché
Un prix de création très bas est parfois compensé ailleurs. Repérez ces lignes, souvent écrites en petits caractères :
- un abonnement mensuel pour l'hébergement ou une « maintenance » obligatoire, impossible à arrêter ;
- un engagement de plusieurs années, avec des mensualités dues jusqu'au bout en cas de départ ;
- un nom de domaine ou un hébergement offerts la première année, puis renouvelés à un tarif bien plus élevé ;
- des modifications facturées à l'unité, à un prix qui décourage toute mise à jour ;
- des extensions ou des licences payantes au nom du prestataire, que vous perdez en partant.
Demandez enfin ce que devient le site si vous cessez de payer : certaines offres le mettent hors ligne du jour au lendemain. Pour comparer honnêtement, additionnez tout ce que vous paierez sur trois ans. La méthode est détaillée dans l'article sur le site en abonnement ou en achat unique, et les offres affichées comme gratuites ont leurs propres pièges, présentés dans l'article sur le site internet gratuit.
Un budget serré, pour quels projets ?
Un site simple n'a rien d'un pis-aller. Pour un food truck, un artisan qui propose deux ou trois services, une activité saisonnière ou une entreprise qui démarre, une page claire avec les horaires, les services, quelques photos et un moyen de contact répond à la plupart des besoins.
Imaginez une couturière qui propose des retouches dans son quartier. Une page qui présente les prestations courantes avec leurs prix indicatifs, les délais, les horaires, un plan et un bouton d'appel lui suffit largement. Elle pourra ajouter plus tard une page consacrée aux créations sur mesure, si cette activité se développe.
Le calcul change quand le site doit présenter plusieurs activités qui méritent chacune leur page pour être trouvées sur Google, vendre en ligne ou gérer des réservations. Partir petit reste possible, à condition de choisir un prestataire chez qui le site pourra grandir sans tout refaire : ajout de pages, d'options, d'une version anglaise.
À titre de repère, nos prix sont publiés et fermes : 600 € HT pour un site d'une page, 950 € HT pour un site de cinq pages, et jamais plus de 2 400 € HT, toutes options comprises. Le détail figure sur la page des tarifs. Les postes qui font varier un budget, chez nous comme ailleurs, sont expliqués dans l'article sur le prix d'un site internet.
Avant d'accepter un petit prix
- Demandez par écrit ce qui explique le prix : modèle, nombre de pages, contenus fournis, allers-retours.
- Faites confirmer que le domaine sera à votre nom et que vous recevrez un accès administrateur.
- Calculez le coût total sur trois ans, abonnements, renouvellements et modifications compris.