Restaurant népalais : faire découvrir momos et dal bhat
« Momos », « dal bhat », « thukpa » : sur votre carte, ces mots vont de soi. Pour une bonne partie des passants, ils ne disent rien, et personne n'aime commander ce qu'il ne comprend pas. Le premier travail du site d'un restaurant népalais consiste à traduire ces noms avant la première visite, avec des mots simples et de vraies photos.
Trois plats à expliquer en priorité
Gardez le nom d'origine de chaque plat, que vos habitués emploient et que certains tapent dans Google. Ajoutez dessous une ligne en français, écrite à partir de votre propre recette :
- les momos : des raviolis fourrés de viande ou de légumes, cuits à la vapeur, poêlés ou frits, et servis avec une sauce, souvent à base de tomate. Précisez le nombre de pièces par portion, la farce et la cuisson ;
- le dal bhat : le plat national, un plateau composé de riz (bhat), d'une soupe de lentilles (dal), de légumes mijotés (tarkari) et de condiments (achar), parfois d'un curry de viande. Listez ce que contient votre plateau ;
- la thukpa : une soupe de nouilles, de légumes et de viande ou d'œuf, venue des régions himalayennes.
Une photo de chaque plat, prise tel qu'il est servi, rassure davantage qu'un adjectif. Si votre carte compte des spécialités moins connues, appliquez la même méthode : nom d'origine, une ligne d'explication, une photo.
Les épices et le piment : une échelle claire
Un plat épicé est parfumé, un plat pimenté chauffe la bouche, et les clients confondent souvent les deux. Dites quelles épices et quels aromates dominent dans votre cuisine, par exemple le cumin, la coriandre, le curcuma, le gingembre ou l'ail. Classez ensuite chaque plat sur une échelle courte, avec une légende en toutes lettres : doux, relevé, très relevé.
Si vous cuisinez avec le timur, un poivre himalayen voisin du poivre du Sichuan, qui laisse une sensation de picotement sur les lèvres, une phrase suffit à le présenter : cet effet surprend ceux qui ne s'y attendent pas. Servez aussi la sauce piquante à part, et dites-le : le client règle lui-même l'intensité.
La méthode complète, de l'échelle d'épices aux plats végétariens visibles, est décrite dans l'article sur le site d'un restaurant indien, et elle s'applique tout aussi bien à une carte népalaise.
Entre l'Inde et le Tibet : dire ce que vous cuisinez
Le Népal est voisin de l'Inde et du Tibet, et sa cuisine puise dans les deux : le dal et les currys de légumes rappellent le sous-continent indien, les momos et la thukpa viennent des traditions himalayennes. Beaucoup de clients connaissent déjà un restaurant indien et cherchent des repères. Offrez-leur un pont qui valorise votre carte : « Si vous aimez le dal, essayez notre dal bhat, servi avec des légumes et des condiments ».
Restez exact sur l'origine. Les momos et la thukpa existent aussi dans la cuisine tibétaine : si votre cuisinier ou votre famille vient d'une région himalayenne précise, dites-le, et n'annoncez une spécialité tibétaine que si vous en servez une. Une carte précise sur ce point se remarque, et elle évite la déception de ceux qui connaissent la cuisine d'origine.
Végétarien, allergènes et formule du midi
Les plats sans viande sont nombreux : momos aux légumes, dal bhat végétarien, currys de légumes. Regroupez-les dans une rubrique visible et précisez ce qui rend un plat réellement végétarien : le bouillon d'une soupe peut être fait avec de la viande, et certains plats contiennent du beurre clarifié ou du lait, ce qui les écarte du régime végétalien. Les mentions exactes à employer, et les attributs à cocher sur Google, sont détaillés dans l'article sur les options végétariennes, sans gluten ou halal.
Plusieurs allergènes figurent dans vos recettes : le gluten de la pâte des momos et des nouilles, le sésame de certaines sauces, le lait, l'œuf, les arachides ou les fruits à coque selon votre cuisine. Indiquez-les plat par plat, et vérifiez la liste avec la cuisine chaque fois qu'une recette ou un fournisseur change.
Le dal bhat forme à lui seul un repas complet : il se prête bien à une formule du midi, avec un prix, des jours et des horaires annoncés dès la page d'accueil. Quelques momos à partager en entrée complètent l'offre sans alourdir la carte.
À emporter : des momos qui voyagent bien
Dans une boîte fermée, la vapeur des momos se condense et les raviolis collent entre eux. Choisissez un contenant aéré ou du papier de cuisson entre les rangées, mettez la sauce et la soupe à part, et ajoutez un mot sur la façon de réchauffer chez soi, par exemple quelques minutes à la vapeur ou à la poêle. Testez vous-même une commande après vingt minutes de trajet avant de la proposer.
Les créneaux de retrait, le paiement et l'organisation de la cuisine aux heures de pointe sont détaillés dans l'article sur le click and collect au restaurant. Annoncez la vente à emporter sur votre fiche Google comme sur votre site, avec les mêmes horaires.
Les premières retouches
- Rédigez une ligne par plat et associez-lui une photo récente.
- Faites goûter la carte à une personne qui ne connaît pas la cuisine népalaise, puis fixez l'échelle d'épices avec elle.
- Vérifiez avec la cuisine les allergènes et la nature des bouillons.
- Pour la commande à emporter sur un nouveau site, l'option click and collect coûte 300 € HT chez nous : le configurateur de devis l'ajoute à votre projet.