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Happy hour : le communiquer en restant dans les règles

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Chaque jeudi à 18 h, l'ardoise sort sur le trottoir avec les prix du happy hour, et la même photo part sur Instagram. Sur le trottoir comme en ligne, ce créneau à prix réduit relève des règles qui encadrent la communication sur l'alcool. Bien formulé, il remplit le bar en début de soirée sans vous mettre en difficulté.

Ce que la loi Évin permet de dire

En France, la publicité pour les boissons alcoolisées est encadrée par la loi Évin, y compris sur internet et sur les réseaux sociaux. Dans les grandes lignes, elle admet les informations objectives, comme la composition, le degré, l'origine, le mode d'élaboration, le prix et les conditions de vente. Elle exclut les messages qui incitent à boire ou qui associent l'alcool à la fête, à la séduction ou à la réussite.

Les pages et les publications qui présentent des boissons alcoolisées portent aussi le message sanitaire prévu par les textes, « L'abus d'alcool est dangereux pour la santé ». Pour le détail, consultez les textes sur Légifrance, les informations du ministère chargé de la Santé ou votre organisation professionnelle, comme l'UMIH ou le GHR.

Un message rédigé comme une information

Pour votre happy hour, tenez-vous aux faits : jours, horaires, boissons concernées et prix. Par exemple :

« Happy hour du mardi au vendredi, de 18 h à 20 h : bière pression, verre de vin et cocktails classiques à prix réduit, softs et cocktails sans alcool également à prix réduit. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. »

Écartez les formules qui poussent à commander davantage, comme « la troisième offerte », les superlatifs et les promesses d'ambiance. La vente d'alcool « à volonté » contre un prix forfaitaire est d'ailleurs en principe interdite. Quant à la soirée « où tout le monde se lâche », elle n'informe sur rien et associe l'alcool à la fête.

Mineurs et boissons sans alcool : deux règles à connaître

La vente d'alcool aux mineurs est interdite, et cette interdiction doit être affichée dans l'établissement. En ligne, évitez tout ce qui pourrait viser un jeune public : visuels, vocabulaire, partenariats avec des comptes suivis surtout par des adolescents. En cas de doute sur l'âge d'un client, l'équipe peut demander une pièce d'identité.

La réglementation prévoit aussi qu'un établissement qui propose des boissons alcoolisées à prix réduit pendant une période limitée propose, pendant ce même créneau, des boissons sans alcool à prix réduit. Vérifiez les conditions à jour sur service-public.fr, puis faites-en un argument : cocktails sans alcool travaillés, limonades artisanales, sirops de fruits, bières sans alcool. Annoncez-les dans la même phrase que le reste, pour que chacun s'y retrouve.

Sur votre site et sur votre fiche Google

Sur le site, placez le happy hour près des horaires d'ouverture, sur la page d'accueil ou la page pratique, avec le message sanitaire. Mettez-le à jour dès qu'il change ou s'interrompt, par exemple en été ou les soirs de match : un client venu pour un prix qui n'existe plus repart rarement de bonne humeur. Évitez aussi de publier la photo de l'ardoise comme seule information : elle se lit mal sur téléphone et reste en ligne quand les prix ont changé.

Sur votre fiche Google, regardez si votre catégorie permet d'ajouter des horaires supplémentaires, en plus des horaires d'ouverture : certains types d'horaires correspondent à ce genre de créneau. Les publications de la fiche obéissent par ailleurs aux règles de contenu de Google, qui encadrent les produits réglementés comme l'alcool. Relisez-les avant de publier, et privilégiez les annonces centrées sur un événement ou une offre à manger. Le fonctionnement de ces publications est présenté dans l'article sur les posts de la fiche Google.

Sur les réseaux sociaux : la même retenue

Une story ou une publication reste une communication sur l'alcool, soumise aux mêmes règles que votre site. Montrez le lieu, l'équipe, la planche du jour, le groupe qui joue ce soir ; laissez de côté les verres levés et les clients en pleine fête. Pour les prix, une liste sobre, comme sur l'ardoise, suffit. Programmez la publication pour le début d'après-midi, quand beaucoup organisent leur soirée.

Avant de sponsoriser une publication, lisez les règles publicitaires du réseau concerné : la plupart encadrent la publicité pour l'alcool, notamment l'âge du public visé. Évitez aussi les jeux concours qui font gagner de l'alcool, et les collaborations avec des créateurs de contenu qui présenteraient vos boissons comme un passage obligé de la soirée.

Attirer autrement : planches, softs et rendez-vous

Le début de soirée se remplit aussi grâce à d'autres arguments, qui se communiquent sans les précautions propres à l'alcool :

  • une planche ou des tapas à prix doux pendant le créneau ;
  • une carte de cocktails sans alcool travaillée avec le même soin que le reste ;
  • des rendez-vous réguliers : quiz, concert, match, jeux de société ;
  • un accueil des groupes de collègues, avec une table réservée ;
  • un producteur du coin invité pour faire goûter ses fromages ou ses charcuteries.

Ces offres trouvent leur place sur votre site, votre fiche Google et vos réseaux, et donnent envie de rester au-delà du créneau. Les autres informations que le site d'un bar doit afficher, des horaires tardifs à l'agenda, sont réunies dans l'article sur le site internet d'un bar.

Avant votre prochaine affiche

  1. Réécrivez l'annonce de votre happy hour avec des faits : jours, horaires, boissons, prix, offre sans alcool et message sanitaire.
  2. Vérifiez les règles à jour sur service-public.fr et auprès de votre organisation professionnelle.
  3. Mettez à jour le site et votre fiche Google, puis supprimez les anciennes publications qui ne correspondent plus.
  4. Pour une fiche Google complète et cohérente avec votre site, l'option création ou optimisation coûte 20 € HT chez nous ; la page des tarifs présente les autres options.