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Intégrer Google Maps à son site sans le ralentir ni oublier le RGPD

5 min de lecture

La carte Google Maps est souvent le premier module ajouté à une page contact, et le dernier dont on vérifie les effets. Avant d'intégrer Google Maps à votre site, demandez-vous ce que le visiteur veut faire : comprendre où vous êtes, ou se mettre en route. Selon la réponse, une carte interactive, une image du plan ou un simple bouton d'itinéraire fera mieux l'affaire.

Carte interactive, plan ou bouton d'itinéraire

La carte interactive intégrée

Google Maps fournit un code d'intégration, accessible depuis le bouton de partage d'un lieu, qui affiche une carte que le visiteur peut déplacer et agrandir. Elle rend service quand votre emplacement est difficile à décrire : au fond d'une zone d'activité, sous une halle de marché, dans un hameau que les GPS situent mal. Choisissez alors un cadrage qui montre un repère connu, comme une place, une gare ou un grand magasin, plutôt qu'un zoom serré sur votre seule rue.

L'image du plan reliée à l'itinéraire

Une image fixe du plan, légère, montre le quartier et un repère, puis ouvre l'itinéraire au toucher. Utilisez un plan dont vous avez le droit de vous servir : un plan dessiné pour vous, ou une carte issue d'un service dont la licence le permet, avec la mention de sa source. Les cartes d'OpenStreetMap, par exemple, sont publiées sous une licence ouverte qui demande de citer leurs contributeurs.

Le bouton d'itinéraire

Un bouton « Itinéraire » ouvre directement la navigation dans l'application de cartographie du téléphone. Pour qu'il mène à la bonne porte, utilisez le lien de partage de votre propre fiche Google plutôt qu'une adresse tapée à la main, que l'application pourrait placer au mauvais endroit de la rue. Vérifiez au passage que le repère de votre fiche tombe sur la bonne entrée. Les autres éléments d'une page contact réussie sont réunis dans l'article sur la page contact.

Le poids d'une carte sur la vitesse

Une carte intégrée va chercher sur les serveurs de Google des scripts, des polices et des morceaux de carte, ce qui alourdit la page, surtout sur mobile. Placée en haut de la page d'accueil, elle retarde l'affichage de ce qui compte le plus : ce que vous proposez et comment vous joindre. Quelques choix limitent ce coût :

  • réservez-la à la page contact ou à la page d'accès, plutôt qu'à l'accueil ;
  • placez-la sous l'adresse et les indications écrites ;
  • faites-la charger seulement quand le visiteur arrive à son niveau dans la page ;
  • ou remplacez-la par une image avec un bouton « Afficher la carte interactive », qui ne charge la vraie carte qu'au clic.

La carte peut aussi décaler la mise en page pendant son chargement, si sa place n'est pas prévue. Donnez-lui une hauteur fixe dans la page : le texte autour ne sautera pas au moment où elle apparaît.

Cookies et consentement

Une carte Google Maps intégrée peut déposer des cookies ou lire des informations sur l'appareil du visiteur, et elle transmet à Google des données de connexion dès son chargement. Selon les règles rappelées par la CNIL, les traceurs qui ne sont pas strictement nécessaires au service demandé par le visiteur ne peuvent être déposés qu'avec son accord. En pratique, la carte reste bloquée tant que le visiteur ne l'a pas acceptée, et un message prend sa place : « Cette carte est fournie par Google, qui peut déposer des cookies. Afficher la carte. »

Mentionnez aussi la carte dans votre bandeau de cookies et dans votre politique de confidentialité. Les bases sont résumées dans l'article sur le RGPD et les cookies, et cnil.fr détaille les cas qui exigent un consentement. L'image du plan hébergée sur votre site évite la question : rien ne part vers Google tant que le visiteur ne touche pas le bouton d'itinéraire. Le même raisonnement vaut pour tout autre service de cartographie intégré : vérifiez ce qu'il dépose avant de l'ajouter.

Accessibilité et mobile

Votre adresse doit toujours figurer en texte, en plus de toute carte. Elle se copie, se lit avec un lecteur d'écran et reste visible si la carte ne se charge pas. Une carte seule n'apporte rien à une personne aveugle, comme le rappelle l'article sur l'accessibilité d'un site.

Ajoutez les indications qui évitent de tourner en rond : entrée, étage, stationnement, arrêt de transport le plus proche. Pour une adresse difficile à trouver, une photo de l'entrée prise depuis le trottoir aide le visiteur à reconnaître les lieux en arrivant.

Sur mobile, une carte en pleine largeur gêne le défilement : le doigt qui voulait faire descendre la page déplace la carte. Gardez-la de taille modeste et donnez plus de place au bouton d'itinéraire, que le pouce trouve sans effort.

Testez votre bouton d'itinéraire depuis la rue voisine, téléphone en main. S'il vous fait faire le tour du pâté de maisons ou vous dépose devant l'entrée de service, corrigez le repère de votre fiche Google avant de toucher au site.

Si vous travaillez chez vous sans recevoir de clients, ne mettez pas votre domicile sur une carte. Indiquez plutôt votre zone d'intervention, comme le conseille l'article sur la protection de votre adresse personnelle.

Votre carte d'accès, étape par étape

  1. Écrivez votre adresse complète en texte sur la page contact et en pied de page, avec les indications d'accès.
  2. Ajoutez un bouton d'itinéraire relié à votre fiche Google, puis testez-le sur deux téléphones différents.
  3. Si vous gardez une carte interactive, faites-la charger au clic, après accord, et mentionnez-la dans votre politique de confidentialité. Pour un site conçu ainsi dès le départ, le configurateur de devis donne le prix du projet.