Mises à jour WordPress : les faire sans casser son site
Le tableau de bord de votre site affiche une pastille rouge : sept mises à jour en attente. Vous hésitez à cliquer, car la dernière fois, le formulaire de contact a cessé de fonctionner pendant une semaine. Une mise à jour WordPress se prépare en quelques minutes, et cette préparation évite la plupart des mauvaises surprises.
Trois familles de mises à jour
Un site WordPress assemble des briques venues d'auteurs différents. Chacune évolue à son rythme et reçoit ses propres mises à jour :
- le cœur de WordPress, c'est-à-dire le logiciel lui-même : les versions mineures corrigent des bugs et des failles, les versions majeures ajoutent des fonctions et modifient parfois l'éditeur ;
- le thème, qui définit l'apparence du site ;
- les extensions, qui ajoutent des fonctions comme un formulaire, une réservation ou une boutique, et dont le choix est discuté dans l'article sur les extensions WordPress.
S'y ajoute la version de PHP, le langage dans lequel WordPress est écrit : c'est l'hébergeur qui la gère. Une version trop ancienne n'est plus corrigée et finit par bloquer les mises à jour du reste.
Pourquoi ne pas les repousser
Quand l'auteur d'une extension corrige une faille, il publie la correction, et la faille devient connue de tous, pirates compris. Des programmes automatiques cherchent ensuite les sites qui n'ont pas fait la mise à jour. Un site resté plusieurs mois sans mise à jour devient ainsi une cible facile, même s'il ne reçoit que quelques visites par jour.
Les mises à jour assurent aussi la compatibilité entre les briques. Une extension qui suit les nouvelles versions de WordPress et de PHP continue de fonctionner ; une extension figée finit par provoquer des erreurs. Plus on attend, plus la marche est haute : rattraper un an de retard présente bien plus de risques que d'avancer chaque semaine.
Avant de cliquer : sauvegarde et copie de test
Une sauvegarde récente, et restaurable
Avant toute mise à jour, faites une sauvegarde complète, fichiers et base de données, ou vérifiez que celle de la nuit a bien eu lieu. Si quelque chose casse, vous revenez rapidement à l'état d'avant. Ce que doit contenir cette copie et où la ranger est détaillé dans l'article sur la sauvegarde d'un site internet.
Une copie de test pour les grosses mises à jour
Pour une version majeure de WordPress, une nouvelle version de l'extension de boutique ou un changement de thème, essayez d'abord sur une copie du site, souvent appelée site de préproduction. Certains hébergeurs permettent d'en créer une en quelques clics. Vous mettez à jour la copie, vous vérifiez, puis vous reproduisez l'opération sur le vrai site.
Le thème enfant
Si quelqu'un a modifié directement les fichiers de votre thème, la mise à jour effacera ces modifications. La parade s'appelle un thème enfant : un petit thème qui hérite du thème principal et garde vos personnalisations à part. Demandez à votre prestataire si votre site en utilise un.
Une brique à la fois, puis vérifier
Lancer toutes les mises à jour d'un coup fait gagner une minute, mais si un problème survient, impossible de savoir laquelle l'a causé. Procédez plutôt ainsi :
- lisez les notes de version des mises à jour importantes, qui signalent les changements à surveiller ;
- mettez à jour les extensions une par une, puis le thème et le cœur de WordPress ;
- après chaque étape, ouvrez le site dans une fenêtre de navigation privée et contrôlez l'accueil et une page intérieure ;
- terminez par ce qui rapporte : envoyez-vous un message par le formulaire, faites une réservation ou une commande test, et regardez le site sur votre téléphone.
Si le site affiche une page blanche ou un message d'erreur critique, gardez votre calme. WordPress envoie souvent à l'adresse de l'administrateur un e-mail avec un lien de récupération, qui permet de désactiver l'extension en cause. À défaut, restaurez la sauvegarde faite juste avant.
Automatique ou à la main, et par qui ?
Les mises à jour automatiques
Par défaut, WordPress installe seul les versions mineures de son cœur, celles qui corrigent les failles. Pour les extensions et les thèmes, un lien sur la page des extensions active la mise à jour automatique, extension par extension. Ce réglage convient aux extensions simples et bien suivies ; gardez la main sur celles qui touchent au paiement, à la réservation ou à la boutique, dont une version défaillante coûterait des ventes.
L'automatique ne dispense pas de surveiller. Un site mis à jour pendant la nuit peut se réveiller avec un formulaire en panne : un contrôle rapide chaque semaine et une sauvegarde quotidienne restent nécessaires.
Vous, votre hébergeur ou votre prestataire
Sur un petit site, vous pouvez faire ces mises à jour vous-même en suivant la méthode, une sauvegarde sous la main. Certaines offres d'hébergement spécialisées dans WordPress en prennent une partie en charge. Dès que le site encaisse des paiements ou prend des réservations, un contrat de maintenance avec un prestataire devient plus sûr : faites préciser la fréquence, les contrôles après coup et le délai d'intervention en cas de panne, comme l'explique l'article sur la maintenance d'un site internet.
Votre routine de mise à jour
- Chaque semaine, regardez les mises à jour en attente, en priorité celles qui corrigent une faille.
- Avant d'appliquer, vérifiez la sauvegarde ; après, testez formulaire, réservation et affichage sur téléphone.
- Notez dans un carnet la date, les éléments mis à jour et tout incident : votre prestataire gagnera du temps en cas de panne.
- Si cet entretien vous pèse, comparez avec un site qui en demande moins, par exemple en estimant une refonte légère dans le configurateur de devis.