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Page d'attente ou page en construction : utile avant l'ouverture ?

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Un pictogramme de casque de chantier, la mention « site en construction » et rien d'autre : certaines pages restent ainsi en ligne pendant des mois. Pour le visiteur, une page en construction qui ne dit rien ressemble à une entreprise fermée, ou abandonnée. Bien remplie, la même page peut au contraire préparer une ouverture et réunir vos futurs clients avant même le premier jour.

Quand une page d'attente rend service

Une page d'attente se justifie quand des gens vous cherchent déjà alors que rien n'est prêt. C'est le cas :

  • d'une boutique ou d'un restaurant qui ouvre dans quelques semaines, dont l'enseigne intrigue les passants et dont le nom circule dans le quartier ;
  • d'un indépendant qui vient de se lancer et a fait imprimer l'adresse de son site sur ses cartes de visite avant d'avoir écrit ses textes ;
  • d'un projet qui veut réunir des contacts avant l'ouverture, pour les inviter ou les prévenir le jour venu.

Elle permet aussi à Google de découvrir votre nom de domaine plus tôt. Une page publiée avant l'ouverture peut être explorée puis indexée, si bien qu'une recherche sur votre nom finit par donner un résultat, sans garantie de délai.

Elle n'a en revanche aucun intérêt pendant la refonte d'un site existant. Laissez l'ancien site en ligne jusqu'à ce que le nouveau soit prêt : le remplacer par une page d'attente risquerait de faire reculer vos pages dans Google, comme le rappelle l'article sur la refonte sans perte de référencement.

Le contenu d'une page d'attente utile

Une bonne page d'attente répond en quelques lignes aux questions d'un curieux. Elle présente :

  • votre nom et votre activité en une phrase, avec le lieu : « Fromagerie et cave à manger, place du Marché » ;
  • la date d'ouverture, ou au moins la période, si elle est sûre ;
  • l'adresse ou le quartier, et un moyen de vous joindre ;
  • deux ou trois vraies photos : le chantier, les premiers produits, l'équipe en préparation ;
  • les liens vers vos comptes sur les réseaux sociaux ;
  • les mentions légales, obligatoires sur tout site professionnel, même réduit à une page.

Donnez aussi à la page un titre précis, celui qui s'affiche dans Google : votre nom, votre activité et votre ville, plutôt qu'un « Bientôt » qui ne dit rien.

L'inscription aux nouvelles

Un formulaire pour être prévenu de l'ouverture transforme les curieux en premiers clients. Limitez-vous à l'adresse e-mail, dites ce que la personne recevra et à quel rythme, et recueillez son accord sans case pré-cochée. La CNIL détaille sur cnil.fr les règles de la prospection par e-mail, et l'article sur la newsletter d'un commerce de proximité aide à préparer la suite.

Les erreurs qui font fuir

Une page d'attente mal tenue fait plus de tort que l'absence de page. Évitez ces pièges :

  • la page vide laissée des mois, sans date ni contact ;
  • la date d'ouverture dépassée que personne n'a corrigée, ou le compte à rebours arrivé à zéro sans rien derrière ;
  • la page par défaut de l'hébergeur, ou une page de domaine « parqué » couverte de publicités ;
  • des rubriques du menu qui mènent vers une « page en construction » : retirez-les tant que la page n'existe pas ;
  • le blocage des moteurs de recherche, utile pendant les essais, oublié au moment du lancement.

Ce dernier point mérite une vérification. Pendant les essais, les pages portent parfois une consigne « noindex », qui demande à Google de ne pas les afficher dans ses résultats. Oubliée au lancement, elle rend le site invisible, et la page d'attente elle-même perd une bonne partie de son intérêt si elle en porte une.

La relier à votre fiche Google

La fiche d'établissement Google et la page d'attente se renforcent l'une l'autre. Créez la fiche quand l'adresse et l'enseigne sont réelles : Google demande de prouver que l'établissement existe, et les méthodes proposées sont décrites dans l'article pour vérifier sa fiche Google. Vous pouvez aussi y renseigner une date d'ouverture à venir, que Google peut afficher aux internautes.

Indiquez l'adresse de la page d'attente dans le champ du site web, et gardez exactement le même nom, la même adresse et le même téléphone des deux côtés. Placez aussi ce lien dans la présentation de vos comptes sur les réseaux sociaux, pour que chaque curieux arrive au même endroit. Pour un restaurant, l'article sur l'ouverture d'un restaurant déroule le calendrier complet, du nom de domaine aux premières réservations.

Le jour où la page devient un site

Prévoyez dès le départ le passage au vrai site. Il se fait à la même adresse : la page d'attente cède sa place à l'accueil du nouveau site, et le lien de votre fiche Google, de vos cartes et de vos réseaux reste valable. Le jour de l'ouverture, écrivez aux inscrits pour leur annoncer la nouvelle, avec un mot de bienvenue ou une invitation. Gardez ensuite cette liste : elle servira pour vos prochaines nouvelles, si l'accord recueilli le prévoit.

Une page d'attente peut aussi prendre d'emblée la forme d'un site d'une page, enrichi au fil des semaines : horaires, carte ou services, photos de l'intérieur terminé. Chez nous, ce format coûte 600 € HT et se réalise en deux semaines environ ; les autres formules sont présentées sur la page des tarifs.

Par où commencer

  1. Réservez votre nom de domaine et rédigez les quatre informations de base : activité, date, adresse, contact.
  2. Publiez la page avec un formulaire d'inscription, vos mentions légales et deux photos, en vérifiant qu'elle reste visible pour Google.
  3. Dès que l'enseigne est posée, créez votre fiche Google, renseignez la date d'ouverture et reliez la fiche à la page.