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Restaurant africain : faire découvrir sa cuisine avant la visite

5 min de lecture

« Restaurant africain » : sur une enseigne comme dans Google, l'expression ne dit presque rien de ce que l'on trouvera dans l'assiette. L'Afrique compte plus de cinquante pays et bien davantage de cuisines, et le client curieux veut savoir laquelle il va découvrir. Votre site peut le lui dire avant sa première visite, plat par plat.

Nommer le pays, et même la région

Si votre cuisine est sénégalaise, ivoirienne, camerounaise, congolaise ou éthiopienne, écrivez-le dès le titre de la page d'accueil, par exemple « Cuisine sénégalaise à Lyon, sur place et à emporter », puis dans la description de votre fiche Google et sur la carte. Un client qui connaît déjà cette cuisine cherche souvent le pays précis, suivi du nom de sa ville. Gardez aussi l'expression « restaurant africain », que d'autres tapent : les deux se complètent sans difficulté.

Si votre carte réunit plusieurs pays, indiquez l'origine de chaque plat au lieu d'écrire « cuisine africaine » sur toute la page. Sur Google, choisissez la catégorie la plus précise proposée pour votre établissement, puis complétez la description. La façon de repérer les mots exacts de vos clients est expliquée dans l'article sur les mots-clés locaux.

Expliquer chaque plat en une ligne

Pour un client qui découvre, chaque nom doit s'accompagner des ingrédients principaux, du mode de cuisson et du niveau de piment. Voici quelques exemples, à réécrire d'après vos propres recettes :

  • thiéboudiène, ou ceebu jën en wolof : du poisson, du riz et des légumes cuits dans une sauce tomate, une spécialité sénégalaise ;
  • yassa : du poulet ou du poisson marinés au citron et aux oignons, puis mijotés ;
  • mafé : de la viande mijotée dans une sauce à la pâte d'arachide ;
  • attiéké : une semoule de manioc fermenté, souvent servie avec du poisson braisé, un classique ivoirien ;
  • ndolé : un plat camerounais de feuilles amères cuites avec des arachides, de la viande ou des crevettes ;
  • injera : une grande crêpe fermentée à base de teff, une céréale, sur laquelle on sert les plats éthiopiens.

Expliquez aussi les ingrédients peu connus : le gombo, le manioc et ses feuilles, la banane plantain, l'huile de palme, le fonio, une petite céréale d'Afrique de l'Ouest. Si le piment est servi à part, dites-le : le client prudent ose davantage quand il sait qu'il le dosera lui-même.

Notez les différentes orthographes de vos plats, comme thiéboudiène, thieboudienne ou ceebu jën, et glissez-les dans vos textes : chacun tape le nom tel qu'il l'a entendu.

Raconter la maison et la personne aux fourneaux

Une cuisine que l'on ne connaît pas inspire plus facilement confiance quand on sait qui la prépare. Présentez la personne en cuisine, la famille ou l'équipe : d'où viennent les recettes, qui les a transmises, depuis quand vous les servez ici. Quelques lignes sincères et une photo suffisent. Si le nom du restaurant vient d'une langue, d'une ville ou d'un proverbe, expliquez-le aussi : c'est souvent l'une des premières questions posées en salle.

Restez sur des faits que vous pouvez raconter vous-même, sans formules toutes faites sur l'authenticité. La méthode pour se présenter sans en faire trop se trouve dans l'article sur la page « À propos », pensée pour les indépendants mais valable pour un restaurant familial.

À emporter, traiteur et grandes tablées

Les plats mijotés, comme le mafé ou le yassa, supportent bien la vente à emporter : servez la sauce et l'accompagnement dans des contenants séparés, et indiquez comment réchauffer. Affichez les créneaux de retrait et, si vous livrez, la zone couverte.

Baptêmes, mariages, anniversaires, fêtes d'associations : les demandes de traiteur arrivent souvent par téléphone, sans les informations utiles. Une page dédiée, avec un formulaire, recueille la date, le nombre d'invités, les plats souhaités, la livraison ou le retrait et le délai de commande ; l'article sur le site d'un traiteur détaille les champs à prévoir. Pour les grandes tablées au restaurant, précisez à partir de combien de personnes il faut réserver et s'il existe un menu de groupe.

Halal : uniquement avec une certification

Le mot « halal » engage votre établissement. N'employez-le que si vous êtes certifié, en citant l'organisme qui délivre la certification ; sans certification, n'utilisez ni le mot ni un logo qui le suggère. Une allégation impossible à prouver peut être qualifiée de pratique commerciale trompeuse, un sujet sur lequel la DGCCRF exerce ses contrôles.

Des photos qui expliquent

Pour une cuisine que le client ne connaît pas, chaque photo doit l'aider à comprendre. Photographiez les plats tels qu'ils sont servis, avec une légende qui dit ce que contient l'assiette et comment on la mange, par exemple l'injera posée au centre de la table et déchirée à la main. Montrez aussi la salle, la cuisine et l'équipe, avec l'accord des personnes photographiées.

Ajoutez ces photos à votre fiche Google, et répondez aux avis en reprenant le nom des plats cités. Le prochain lecteur apprend ainsi ce que l'on mange chez vous, avant même d'ouvrir votre carte.

À faire avant le prochain service

  1. Écrivez le nom du pays ou de la région dans le titre de votre site et dans la description de votre fiche Google.
  2. Ajoutez sous chaque plat une phrase sur ses ingrédients, sa cuisson et son niveau de piment.
  3. Présentez la personne en cuisine en quelques lignes, avec une photo.
  4. Si vos photos ne montrent pas encore vos plats sous leur vrai jour, notre séance photo, à 300 € HT, peut s'ajouter à votre projet dans le configurateur de devis.