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Stories Instagram : une routine simple pour un commerce

6 min de lecture

Le samedi, entre deux clients, vous publiez douze stories d'affilée, puis plus rien pendant dix jours. Vos abonnés font défiler la rafale en accéléré, avant de vous perdre de vue. Avec les stories Instagram, quelques images chaque jour d'ouverture valent mieux qu'une salve hebdomadaire : une routine courte suffit à rester présent dans le quotidien de vos clients.

Pourquoi les stories conviennent au quotidien d'un commerce

Une story disparaît au bout de vingt-quatre heures, sauf si vous la rangez dans vos stories à la une. Elle s'affiche en haut de l'application, dans la rangée de ronds que beaucoup consultent avant de faire défiler leur fil. Elle touche donc surtout des gens qui vous suivent déjà : des clients, des voisins, des habitués.

Ce caractère éphémère autorise un ton plus simple que celui des publications. La vitrine du matin prise au téléphone, un mot écrit à la main, un rayon en cours de remplissage : personne n'attend une image parfaite. Les publications du fil restent votre vitrine durable, et leurs sujets sont présentés dans l'article sur Instagram pour un restaurant, valable pour bien d'autres commerces.

Les stories remplissent trois rôles : informer, avec les horaires, le stock ou le produit du jour ; rappeler votre existence à ceux qui vous suivent ; les faire agir, grâce à un lien, un sondage ou une question.

Une routine en trois moments

Trois à cinq stories par jour d'ouverture suffisent, réparties sur trois moments que vous rattachez à des gestes déjà présents dans votre journée.

À l'ouverture

Une image du lieu prêt à accueillir : la vitrine, le comptoir garni, l'ardoise du jour. Ajoutez l'information utile du matin, comme un horaire exceptionnel, l'arrivage ou le produit vedette. Cette story répond à la question que se posent vos clients : est-ce ouvert, et qu'y a-t-il aujourd'hui ?

Pendant la journée

Un moment de coulisses ou de conseil, filmé en dix secondes pendant un creux : la préparation d'une commande, le réglage d'une machine, la réponse à une question posée au comptoir. Si une cliente vous demande comment faire durer un bouquet, d'autres se posent sans doute la même question. Quand une séquence vous semble particulièrement réussie, publiez-la plutôt en reel, qui restera sur votre profil : l'article sur les reels Instagram pour un commerce en détaille les formats.

Avant la fermeture

Ce qui reste ou ce qui arrive : les dernières parts, les créneaux libres demain, la livraison attendue, le rappel d'un atelier. Cette dernière story crée un rendez-vous pour le lendemain.

Pour ne pas chercher d'idée chaque matin, donnez un thème à certains jours : le lundi les nouveautés, le mercredi un conseil, le vendredi le programme du week-end. Préparez aussi quelques visuels réutilisables, comme un fond aux couleurs de la boutique pour annoncer une fermeture ou un événement.

Les autocollants qui font agir

Les autocollants, ces éléments interactifs que l'on pose sur une story, transforment une image en action. Cinq d'entre eux servent particulièrement à un commerce :

  • le lien, vers la page de réservation, la fiche d'un produit ou le formulaire de commande, plutôt que vers la page d'accueil ;
  • le sondage, pour faire choisir le parfum du mois ou le thème de la prochaine vitrine, ce qui intéresse vos abonnés au résultat ;
  • la boîte à questions, pour recueillir les interrogations de vos clients et y répondre dans les stories suivantes ;
  • le compte à rebours, avant une vente privée, une ouverture ou un atelier, que vos abonnés peuvent activer pour recevoir un rappel ;
  • le lieu et la mention, pour indiquer votre adresse ou citer un producteur, un partenaire, un client qui l'accepte.

Un seul autocollant par story suffit : deux appels à l'action sur la même image se gênent. Pour savoir combien de visites arrivent par vos liens, ajoutez-y des paramètres de suivi, selon la méthode décrite dans l'article sur les liens UTM.

Les stories à la une, une vitrine à entretenir

Les stories à la une restent affichées sous votre bio, rangées par thème. Pour un commerce, quatre ou cinq rubriques suffisent : horaires et accès, carte ou tarifs, nouveautés, avis de clients, événements. Elles ne servent que si elles disent vrai : des horaires de Noël encore visibles en mars, ou la carte de l'été dernier, induisent vos clients en erreur.

Instagram conserve vos stories expirées dans une archive visible de vous seul, si l'option est activée. Puisez-y pour alimenter vos rubriques, et faites le tri chaque mois : retirez ce qui est périmé, ajoutez ce qui a changé. Quand un client vous mentionne dans sa story, Instagram vous prévient et vous propose de la partager dans la vôtre ; rangez les plus parlantes dans la rubrique des avis.

Soignez enfin les couvertures, ces petites images rondes qui coiffent chaque rubrique : un pictogramme simple ou une couleur unie, avec un titre d'un ou deux mots, se lit mieux qu'une photo réduite.

Mesurer sans y passer la soirée

Un compte professionnel donne accès aux statistiques de chaque story : le nombre de comptes touchés, les réponses, les clics sur le lien, et ce que font les spectateurs, qui passent à la suite ou quittent la série. Inutile de tout regarder. Une fois par semaine, notez dans un tableau trois chiffres : les comptes touchés par la story du matin, les clics sur vos liens et les messages reçus.

Au bout d'un mois, des tendances apparaissent : un type de story qui fait réagir, un jour où personne ne regarde, un sujet qui fait décrocher au milieu de la série. Gardez ce qui marche et abandonnez le reste. Posez aussi la question au comptoir : un client qui dit être venu pour la tarte vue en story vous en apprend autant qu'un tableau.

Pour démarrer lundi

  1. Choisissez vos trois moments et le geste auquel chacun se rattache : le rideau qui se lève, la pause de midi, le dernier client.
  2. Créez ou réorganisez quatre stories à la une, et supprimez tout ce qui est périmé.
  3. Ajoutez au moins une fois par semaine un autocollant lien vers une page précise de votre site.
  4. Si ce lien n'a nulle part où mener, la réservation et la prise de rendez-vous en ligne coûtent chacune 150 € HT chez nous, le click & collect 300 € HT : tout figure sur la page des tarifs.