Terminal de paiement : bien le choisir pour son commerce
Un commercial vous présente un terminal de paiement dernier cri et un contrat à signer le jour même. Quelques mois plus tard, l'appareil refuse de dialoguer avec votre caisse, le dépannage prend une semaine et la résiliation se révèle coûteuse. Ce scénario s'évite en partant de votre façon d'encaisser, puis en lisant le contrat ligne à ligne.
Partir de votre façon d'encaisser
Avant de comparer les modèles, décrivez vos encaissements. Au comptoir seulement, en salle, en livraison, sur les marchés ou chez le client ? Beaucoup de petits montants ou quelques achats importants ? Un seul vendeur ou toute une équipe ? Les réponses orientent vers l'une de ces familles :
- le terminal fixe, posé au comptoir et relié par câble à votre box internet : simple et stable ;
- le terminal portable, qui circule dans la boutique ou en salle grâce au wifi ou au Bluetooth et se recharge sur son socle ;
- le terminal mobile, équipé d'une carte SIM, qui fonctionne partout où le réseau passe : marchés, livraisons, interventions à domicile ;
- le smartphone, relié à un petit lecteur de carte ou transformé en terminal par une application qui accepte le sans contact, utile pour de faibles volumes ou en appoint.
Un restaurant qui encaisse à table n'a pas les besoins d'une boutique servie au comptoir, ni ceux d'un artisan payé sur le chantier. Beaucoup de commerces combinent d'ailleurs deux solutions : un terminal principal et un moyen d'encaisser en secours.
Ce que le terminal doit accepter
Le paiement sans contact, par carte, téléphone ou montre, est devenu un réflexe pour de nombreux clients. Vérifiez que le terminal accepte les portefeuilles mobiles et les principales cartes ; certaines, comme American Express, peuvent demander un accord distinct selon le prestataire. Au-delà d'un certain montant, la saisie du code reste demandée pour une carte.
Titres-restaurant et pourboires
Si vous vendez des repas ou des produits alimentaires, vos clients voudront payer avec leur carte titres-restaurant. L'acceptation suppose en général une affiliation auprès de chaque émetteur et un terminal compatible ; l'article sur la façon d'accepter les titres-restaurant détaille la démarche. Certains terminaux proposent aussi d'ajouter un pourboire au moment du paiement, une fonction utile en restauration ou dans un salon de coiffure.
Le ticket et le montant minimum
Le ticket de carte bancaire n'est plus imprimé systématiquement : le client peut le demander, et certains terminaux l'envoient par e-mail ou par SMS. Si vous fixez un montant minimum pour le paiement par carte, affichez-le clairement près de la caisse. La DGCCRF rappelle ces règles sur economie.gouv.fr.
Le lien avec la caisse
Avec un terminal relié à votre caisse, le montant s'affiche tout seul sur l'appareil : plus de ressaisie, moins d'erreurs, et des encaissements qui correspondent ligne à ligne aux ventes enregistrées. Avant de choisir, demandez à l'éditeur de votre logiciel de caisse la liste des terminaux compatibles, et faites confirmer cette compatibilité par écrit.
Si votre caisse est aussi reliée à votre boutique en ligne, le stock et les ventes restent cohérents entre les deux canaux, comme l'explique l'article sur la caisse connectée à la boutique en ligne. Certains prestataires réunissent par ailleurs l'encaissement en magasin et le paiement sur internet dans un même tableau de bord ; les solutions pour un site sont présentées dans l'article sur le paiement en ligne pour un petit commerce.
Location ou achat : les clauses à vérifier
Un terminal suppose souvent deux contrats distincts : celui du matériel, en location ou à l'achat, et le contrat d'acceptation des cartes, passé avec une banque, qui fixe les commissions prélevées sur chaque paiement. Certains prestataires regroupent les deux. Dans tous les cas, comparez l'ensemble, sans vous arrêter au prix de l'appareil, et vérifiez :
- la durée d'engagement, le préavis et les éventuels frais de résiliation ;
- la reconduction tacite et la date limite pour l'éviter ;
- le mode de calcul des commissions, qui peut varier selon le type de carte ;
- le délai de versement des sommes encaissées sur votre compte ;
- les frais annexes : abonnement, carte SIM, mises à jour, paramétrage, rouleaux de papier.
Méfiez-vous des contrats de location confiés à une société de financement : ils peuvent vous engager pour plusieurs années, même si le service vous déçoit ou si le prestataire disparaît. À l'achat, demandez jusqu'à quand le modèle recevra les mises à jour de sécurité, qui conditionnent sa durée de vie. Emportez enfin le contrat et ses conditions générales pour les lire au calme : rien ne vous oblige à signer le jour de la démonstration.
L'assistance, le jour où tout s'arrête
Un terminal en panne un samedi matin, ce sont des clients qui renoncent à leur achat ou qui filent chercher un distributeur. Avant de signer, vérifiez les horaires de l'assistance, qui doivent couvrir vos jours d'ouverture, le délai de remplacement d'un appareil défectueux et la possibilité d'obtenir un terminal de prêt. Appelez le service client une fois avant de vous engager : l'attente et la qualité de la réponse vous renseigneront.
Prévoyez aussi une solution de secours, comme un second appareil, une application d'encaissement sur smartphone ou l'envoi d'un lien de paiement. Collez sous le terminal le numéro de l'assistance et une marche à suivre en trois lignes pour l'équipe.
Un prétendu technicien se présente sans rendez-vous pour remplacer votre terminal ? Avant de lui confier l'appareil, appelez votre prestataire au numéro habituel. Des fraudeurs utilisent ce prétexte pour récupérer ou trafiquer des terminaux.
Avant de signer
- Décrivez vos situations d'encaissement et le nombre d'appareils nécessaires.
- Demandez à votre éditeur de caisse la liste des terminaux compatibles.
- Comparez au moins deux offres complètes, matériel et contrat d'acceptation, en lisant les clauses de durée et de résiliation.
- Pour encaisser aussi des commandes à retirer en boutique, l'option click & collect coûte 300 € HT chez nous : consultez la page des tarifs.