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Brevo : envoyer ses e-mails et SMS depuis un outil français

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Vos clients sont éparpillés entre un tableur, un carnet de commandes et le répertoire de votre téléphone, et vous voulez les prévenir de l'ouverture de votre nouvelle boutique ou de votre menu de fêtes. Il vous faut un outil qui envoie les messages, gère les désinscriptions et garde la trace des accords. Brevo, anciennement Sendinblue, réunit l'e-mail et le SMS dans une même interface, éditée par une entreprise française.

Ce que Brevo permet d'envoyer

Les newsletters

Un éditeur par blocs permet de composer un message à partir de modèles, d'y glisser vos photos et vos boutons, puis de l'envoyer à tout ou partie de votre liste. Un lien de désinscription s'ajoute à chaque envoi, et les contacts qui l'utilisent sont exclus des suivants. Après chaque campagne, Brevo affiche les clics, les désinscriptions et les adresses refusées : retirez ces dernières de votre liste, et si les désinscriptions montent, revoyez le rythme ou le contenu.

Les SMS

Pour une information courte, comme une ouverture exceptionnelle ou une commande prête à retirer, le SMS touche vite. La plupart des outils facturent les SMS à l'unité : vérifiez-le avant de lancer un envoi. Les règles sont aussi plus strictes qu'en e-mail, avec un accord préalable et un moyen simple de se désinscrire, comme le détaille l'article sur le SMS marketing pour un commerce.

Les e-mails transactionnels

Ce sont les messages déclenchés par une action du client : confirmation de commande ou de réservation, reçu, réinitialisation de mot de passe. Brevo peut les envoyer pour le compte de votre site, ce qui limite le risque qu'ils soient classés en indésirables. Des modules existent pour plusieurs outils courants ; vérifiez qu'il en existe un pour le vôtre.

Les automatisations

Un scénario automatique envoie un message quand un événement se produit : e-mail de bienvenue après une inscription, remerciement après un achat, rappel annuel d'entretien. Pour un commerce de proximité, deux ou trois scénarios suffisent.

Importer ses contacts, avec leur accord

Un outil ne rattrape pas une liste mal constituée. Pour envoyer des messages commerciaux à des particuliers, il faut en principe leur accord préalable ; la CNIL, sur cnil.fr, détaille l'exception pour des produits similaires et les règles propres aux contacts professionnels. Dans le doute, importez seulement les personnes qui ont donné leur accord par une case cochée, en caisse ou sur votre site, et conservez la date et la source de chaque accord. Les occasions de les recueillir sont présentées dans l'article sur la newsletter d'un commerce de proximité.

N'importez jamais un fichier acheté, ni les adresses glanées dans un salon ou un annuaire : les outils sérieux demandent de confirmer que vos contacts ont donné leur accord, et peuvent suspendre un compte dont les envois suscitent des plaintes. Préparez un fichier simple (adresse e-mail, prénom), sans doublons, et ne réimportez jamais un contact qui s'est désinscrit.

Une fois la liste en place, classez vos contacts par groupes, par exemple les clients de la boutique, les inscrits du site et les professionnels. Vous adaptez ainsi chaque message à son public, au lieu d'envoyer la même chose à tout le monde.

Sous votre formulaire d'inscription, écrivez ce que le client recevra et à quel rythme : « Une lettre par mois, désinscription en un clic ». Une promesse claire met le lecteur à l'aise, et elle vous oblige à la tenir.

Authentifier son domaine avant le premier envoi

Pour que vos messages arrivent dans la boîte de réception, Brevo vous invite à relier votre nom de domaine à son service. Il vous donne quelques lignes à publier dans la zone DNS du domaine, la liste de réglages qui indique où se trouvent votre site et votre messagerie : un code de vérification et des signatures d'authentification.

Vous recopiez ces lignes à l'identique chez votre bureau d'enregistrement, ou votre prestataire les ajoute pour vous. Les principes sont expliqués dans l'article sur SPF, DKIM et DMARC ; complétez la ligne SPF existante au lieu d'en créer une seconde.

Envoyez ensuite depuis une adresse de votre domaine, par exemple [email protected]. Une adresse gratuite comme Gmail passe mal les contrôles quand le message part d'un outil tiers. Faites un envoi test vers plusieurs messageries avant la première campagne.

Atouts et limites

Ce qui plaide pour Brevo

  • Une interface et une assistance en français, et un éditeur qui présente son hébergement des données comme situé en Europe : vérifiez ses pages sur la protection des données.
  • Un seul outil pour l'e-mail, le SMS, les formulaires d'inscription et la base de contacts.
  • Des modules pour relier le site ou la boutique, et une prise en charge des e-mails de confirmation.

Ce qui demande de la vigilance

  • Le catalogue est vaste : l'interface peut sembler dense, avec des fonctions dont vous n'aurez pas l'usage. Commencez par une seule, la newsletter.
  • Les formules se distinguent par le nombre de contacts et d'envois, et les SMS se paient à part : comparez-les sur votre volume réel, au moment de choisir.
  • La bonne réception dépend de vous : liste propre, contenu soigné, rythme régulier.
  • Les statistiques d'ouverture restent approximatives, car certaines messageries chargent les images automatiquement : regardez surtout les clics.
  • Vous restez responsable de la liste : l'outil est votre sous-traitant, à mentionner dans votre politique de confidentialité.

Pour un premier envoi

  1. Triez vos contacts : gardez ceux qui ont donné leur accord, avec leur source, et écartez les autres.
  2. Authentifiez votre domaine, puis faites un test d'envoi vers Gmail et une autre messagerie.
  3. Envoyez un premier message court à quelques clients fidèles avant de toucher toute la liste. Si votre site est à créer ou à refaire, prévoyez l'emplacement du formulaire d'inscription dès la demande de devis.