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Textes écrits avec l'IA : ce que Google en pense

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Un soir, après la fermeture, vous demandez à un assistant d'IA un article sur l'entretien d'un vélo électrique. Trente secondes plus tard, le texte est là : bien construit, sans faute, et si général qu'il pourrait figurer sur le site de n'importe quel magasin. Faut-il le publier, et Google risque-t-il de le pénaliser ? Sur le contenu IA et le SEO, Google a pris publiquement position, et ses règles dessinent une méthode de travail assez claire.

La position officielle de Google

Dans ses conseils aux éditeurs de sites, Google explique s'intéresser à la qualité des contenus, quelle que soit la façon dont ils ont été produits. Un texte rédigé avec l'aide d'une IA peut donc être bien classé s'il répond correctement aux questions des internautes.

Ses règles contre le spam fixent la limite. Utiliser l'automatisation, IA comprise, pour produire des contenus dont le but principal est de manipuler le classement enfreint ces règles. Google vise aussi les abus de contenu à grande échelle : la publication de nombreuses pages produites surtout pour attirer du trafic, sans réelle utilité pour le lecteur, que ces pages soient écrites par des machines, par des personnes ou par les deux.

La question décisive porte donc sur l'utilité de la page pour celui qui la lit. Un artisan qui fait reformuler son texte de présentation par un outil n'enfreint aucune de ces règles ; une entreprise qui génère en un après-midi cent pages de villes interchangeables entre exactement dans ce qu'elles décrivent.

Qui, comment, pourquoi : le contenu utile selon Google

Google invite les éditeurs à se poser trois questions sur chaque page : qui l'a écrite, comment elle a été produite, et pourquoi elle existe. Une page utile répond d'abord au besoin d'un lecteur ; une page écrite surtout pour se placer dans les résultats répond au mauvais pourquoi.

Sur le comment, Google suggère d'expliquer l'usage de l'automatisation lorsque les lecteurs peuvent raisonnablement se poser la question. Sur le qui, une signature claire, avec votre nom et votre métier, aide chacun à savoir qui lui parle.

Ces critères rejoignent ce que Google résume sous le sigle E-E-A-T : l'expérience, l'expertise, l'autorité et la fiabilité, présentées dans l'article sur l'E-E-A-T. L'expérience, celle d'avoir réellement fait ou utilisé ce dont on parle, est précisément ce qu'une IA ne possède pas.

L'IA comme assistant de rédaction

Bien employés, ces outils font gagner du temps sur les tâches qui ralentissent l'écriture. Une méthode en quatre temps limite les mauvaises surprises :

  1. Rassemblez vos faits avant d'ouvrir l'outil : prix, délais, communes desservies, étapes de travail, questions reçues de vos clients.
  2. Demandez un plan, ou la liste des questions qu'un lecteur se pose sur le sujet, puis gardez ce qui vous concerne vraiment.
  3. Obtenez un premier jet à partir de vos faits, puis réécrivez-le avec vos mots, en supprimant tout ce que vous ne diriez pas à un client.
  4. Relisez et vérifiez chaque affirmation avant la mise en ligne.

Ne collez dans ces outils ni informations confidentielles ni données personnelles de clients, et lisez les conditions d'utilisation du service avant de l'adopter pour votre entreprise. Pour la construction du texte lui-même, appuyez-vous sur l'article consacré à la rédaction SEO ; les forces et les limites de l'IA pour bâtir un site entier sont détaillées dans l'article sur la création de site avec l'IA.

Vérifier avant de publier

Un assistant d'IA écrit avec la même assurance ce qui est exact et ce qui ne l'est pas. Pour une petite entreprise, quatre familles d'erreurs méritent une relecture attentive :

  • les règles : une aide, une garantie, une norme, un délai de rétractation ;
  • les chiffres : prix moyens, durées, montants, parfois inventés ou dépassés ;
  • les lieux : un quartier mal situé, une rue qui n'existe pas, un marché qui ne se tient plus ;
  • les services : une prestation que vous ne proposez pas, ajoutée parce qu'elle est courante dans votre métier.

Pour tout ce qui touche à la réglementation, vérifiez sur les sources officielles, comme service-public.fr ou economie.gouv.fr, et indiquez-les. Une erreur de ce type trompe le lecteur et engage votre entreprise.

Votre expérience, la part que l'IA n'a pas

Un texte généré décrit votre métier en général. Comparez deux phrases sur le même sujet. « Un entretien régulier prolonge la durée de vie de votre vélo » se lit sur une multitude de sites. « Après un hiver sur les routes salées, la chaîne et la cassette sont démontées et nettoyées en atelier, en une heure environ » décrit une situation, un geste et une durée.

Ce qui rend une page utile, et difficile à copier, vient de vous :

  • vos observations de terrain : les pannes les plus courantes, les questions qui reviennent, les erreurs de vos clients ;
  • les détails locaux : le climat, les quartiers, les contraintes d'accès, les fournisseurs du coin ;
  • vos photos, avec une légende précise : un atelier, un chantier, un plat ;
  • votre avis de professionnel, y compris quand il contredit les idées reçues.

Un dernier test : faites lire le texte à un client fidèle. S'il y reconnaît votre façon de parler et de travailler, la page est prête. Si l'écriture vous prend trop de temps, l'option rédaction coûte 200 € HT chez nous, comme le montrent nos tarifs.

Avant de publier votre prochain texte

  1. Notez sur une page les faits propres à votre entreprise sur le sujet, avant d'ouvrir le moindre outil.
  2. Vérifiez chaque règle, chiffre et lieu cité, en partant des sources officielles.
  3. Ajoutez au moins une observation de terrain et une photo à vous, puis signez l'article.