Erreur 500 : que faire quand votre site affiche une erreur serveur
Un samedi de décembre, en pleine période de commandes, une cliente vous envoie une capture d'écran : à la place de votre site s'affiche « 500 Internal Server Error ». Le message est sec, en anglais, et ne dit rien de la cause. Une erreur 500 signale une panne du côté du serveur, et quelques gestes simples permettent de la faire corriger vite, sans aggraver la situation.
Ce que signifie ce code
Chaque fois qu'un navigateur demande une page, le serveur qui héberge le site répond par un code à trois chiffres. Le code 200 signifie que tout va bien, le code 404 que la page n'existe pas. Les codes qui commencent par 5 signalent une défaillance du serveur lui-même, et le code 500 est le plus général : le serveur n'a pas pu fabriquer la page, sans préciser pourquoi.
Les codes 502, 503 et 504 appartiennent à la même famille : dans l'ordre, une réponse invalide reçue par un serveur intermédiaire, un service momentanément indisponible et un délai de réponse dépassé. Selon le navigateur et l'outil, l'erreur prend plusieurs visages :
- « Internal Server Error » ou « HTTP ERROR 500 » ;
- « Cette page ne fonctionne pas » ;
- une page entièrement blanche ;
- sur WordPress, la phrase « Il y a eu une erreur critique sur ce site ».
Si le navigateur indique plutôt que le site est introuvable ou que la connexion n'est pas sécurisée, la cause est ailleurs : l'article sur un site inaccessible passe ces autres pannes en revue.
Les causes les plus fréquentes
- Une mise à jour qui a mal tourné : celle de votre outil de gestion, du thème ou d'une extension, interrompue en cours de route ou incompatible avec le reste du site.
- Un conflit entre deux extensions, ou entre une extension et le thème, qui apparaît souvent juste après l'installation d'un nouvel outil.
- Un changement chez l'hébergeur : le passage à une nouvelle version de PHP, le langage dans lequel sont écrits beaucoup de sites, peut faire tomber une vieille extension. Une surcharge ou une maintenance du serveur produit le même effet.
- Un espace de stockage plein : le site ne peut plus écrire ses fichiers ni sa base de données. Des sauvegardes accumulées sur le serveur, des journaux techniques ou des images très lourdes finissent par saturer l'espace.
- Un fichier de réglages du serveur modifié par erreur, lors d'une intervention ou par une extension.
Le plus souvent, la panne suit un changement récent, fait par vous, par votre prestataire ou par l'hébergeur.
Les premiers gestes, sans rien casser
- Mesurez l'ampleur du problème : tout le site ou une seule page ? L'espace d'administration fonctionne-t-il encore ? Faites le test sur votre téléphone, wifi coupé.
- Rechargez la page quelques minutes plus tard : une surcharge passagère se résorbe parfois d'elle-même.
- Retrouvez le dernier changement : une mise à jour, une nouvelle extension, un e-mail de l'hébergeur annonçant une maintenance ou un changement de version.
- Consultez votre messagerie : WordPress peut envoyer à l'adresse de l'administrateur un message signalant un problème technique, avec un lien vers un mode de récupération qui permet de se connecter et de désactiver l'extension en cause.
- Ouvrez l'espace client de l'hébergeur : page d'état des incidents, alerte d'espace disque, facture en souffrance. Les journaux d'erreurs, ces fichiers où le serveur note ses problèmes, s'y trouvent souvent ; repérez leur emplacement pour votre prestataire.
Évitez en revanche d'enchaîner les manipulations au hasard. Supprimer des fichiers, réinstaller le site ou lancer d'autres mises à jour peut aggraver la panne et brouiller les pistes.
Qui appeler, et quoi lui dire
Si un prestataire assure la maintenance de votre site, prévenez-le en premier. Sinon, contactez le support de votre hébergeur : il peut lire les journaux d'erreurs et, souvent, restaurer une sauvegarde. Un message précis fait gagner du temps, par exemple :
« Bonjour, depuis ce matin 9 h 30, toutes les pages de monsite.fr affichent une erreur 500, sur ordinateur comme sur mobile. L'espace d'administration est lui aussi inaccessible. Hier soir, j'ai mis à jour deux extensions. Vous trouverez ci-joint une capture d'écran. Une restauration de la sauvegarde d'hier est-elle possible ? »
Une fois le site rétabli, demandez la cause exacte et ce qui a été corrigé. Vous saurez quoi éviter la prochaine fois, et vous pourrez juger si le problème risque de revenir.
Pourquoi une panne longue coûte cher
Pendant la panne, les commandes, les réservations et les demandes de devis n'arrivent plus, et les clients pressés se tournent vers un concurrent. Votre fiche Google continue d'afficher votre téléphone : publiez-y un court message pour indiquer comment commander ou réserver en attendant.
Google aussi constate la panne. Quand son robot rencontre des erreurs 500, il ralentit ses passages ; une coupure de quelques heures reste en général sans conséquence durable. Si l'erreur persiste plusieurs jours, les pages concernées peuvent sortir de ses résultats jusqu'à leur rétablissement. Après la réparation, ouvrez le rapport d'indexation des pages de la Search Console : s'il signale des erreurs de serveur, lancez la validation de la correction. Pour une maintenance prévue, demandez à votre prestataire d'afficher une page d'attente avec le code 503, qui invite Google à repasser plus tard.
Pour éviter la prochaine panne
- Faites sauvegarder le site régulièrement, chaque jour s'il reçoit des commandes ou des réservations, avec une copie rangée hors du serveur et une restauration testée, comme l'explique l'article sur la sauvegarde d'un site internet.
- Faites les mises à jour une par une, juste après une sauvegarde, et testez les plus importantes sur une copie du site.
- Installez un service de surveillance qui vous prévient par SMS ou par e-mail dès que le site ne répond plus : plusieurs proposent une formule gratuite suffisante pour un petit site. Ces contrôles ont leur place dans la maintenance régulière du site.
- Si votre site repose sur une technologie que plus personne ne met à jour, comparez le coût des dépannages avec celui d'un site neuf : un site de cinq pages coûte 950 € HT chez nous, et le configurateur de devis fait le calcul avec vos options.