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Logo de restaurant : ce qu'il doit dire et partout où il servira

5 min de lecture

L'enseigniste demande le fichier vectoriel du logo pour découper les lettres de la façade, et vous n'avez qu'une image enregistrée depuis Instagram. Le même jour, une application de livraison recadre ce logo dans un petit rond où le nom devient illisible. Un logo de restaurant sert partout, du minuscule au monumental, et se prépare en conséquence.

Ce que votre logo doit dire

Le type de table, le prix, le ton

Avant même la carte, le logo donne trois indications : le type de restaurant, son niveau de prix et son ton. Une typographie fine et une couleur sombre évoquent une table plus chic ; des lettres rondes et des couleurs franches, une adresse familiale ou rapide. Ces associations se font d'un coup d'œil, devant la façade comme sur un téléphone.

Une police très en vogue l'année de l'ouverture peut paraître datée quelques années plus tard. Choisissez une forme qui vous ressemblera encore quand la carte aura changé plusieurs fois.

Le nom d'abord, les symboles ensuite

Le nom reste le cœur du logo : il doit se lire sans effort, même stylisé. Si vous ne l'avez pas encore arrêté, commencez par lui, avec les vérifications décrites dans l'article sur le choix d'un nom de restaurant. Quant aux symboles, la toque, la fourchette ou la cloche de service figurent sur de nombreux logos et ne vous distinguent plus. Un détail tiré de votre histoire, de votre rue ou de votre cuisine marque davantage.

Lisible en tout petit

Votre logo passera une bonne partie de sa vie en miniature. Listez ses apparitions les plus petites :

  • la photo de profil de la fiche Google et du compte Instagram, recadrée en rond ;
  • la vignette des applications de livraison et des plateformes de réservation ;
  • la favicon, cette icône affichée dans l'onglet du navigateur ;
  • le ticket de caisse, imprimé en noir sur papier thermique ;
  • le tampon de la carte de fidélité.

Pour ces usages, prévoyez une version carrée réduite au minimum : un symbole, une initiale ou le nom seul, centrés pour survivre au recadrage en rond. Testez-la à la taille d'un ongle sur l'écran de votre téléphone : si le nom se brouille, simplifiez.

Lisible en très grand

À l'autre bout de l'échelle, le logo s'affiche sur l'enseigne, le store de la terrasse, la vitrine et les tabliers. Chaque support impose ses contraintes : un détail très fin disparaît à la broderie, une teinte délicate change à l'impression sur toile, des lettres trop serrées se lisent mal depuis le trottoir d'en face. Demandez au graphiste de prévoir ces usages dès les premières pistes, et montrez les maquettes à votre enseigniste avant de valider. Pensez à la nuit : une enseigne éclairée se lit souvent en clair sur fond sombre, d'où l'intérêt de tester la version blanche à grande taille.

Renseignez-vous aussi auprès de votre mairie avant de faire fabriquer l'enseigne : selon la commune et le secteur, des règles locales encadrent sa taille, son éclairage ou ses couleurs, et une autorisation peut être nécessaire.

Des versions cohérentes avec la carte et le site

Les quatre versions de base, en couleur, en noir, en blanc et en icône carrée, sont détaillées dans l'article sur le logo et l'identité visuelle, avec les formats de fichiers à demander. Pour un restaurant, ajoutez une version horizontale pour l'en-tête du site et une version verticale pour la couverture de la carte, si votre logo s'y prête. Les sacs en papier kraft, les gobelets et les étiquettes de vente à emporter s'impriment souvent en une seule couleur : vérifiez que le logo y reste reconnaissable.

La cohérence compte autant que les versions. Reprenez les couleurs et les polices du logo sur la carte, le site, les sacs à emporter et les réseaux sociaux, pour qu'un client passe de l'un à l'autre sans changer d'univers. L'article sur les couleurs et les typographies d'un site aide à construire cette charte.

Briefer un graphiste, puis récupérer fichiers et droits

Un brief d'une page

Un bon brief tient sur une page et évite bien des allers-retours :

  • le nom, son histoire et la façon de le prononcer ;
  • la cuisine, le niveau de prix et la clientèle visée ;
  • la liste des supports, de la favicon au store ;
  • deux ou trois logos que vous aimez, en expliquant pourquoi, et ceux des concurrents proches ;
  • le budget, le délai, le nombre de pistes et de retouches prévus.

Demandez ensuite à voir chaque piste en situation, sur une photo de votre façade, un sac et un écran de téléphone : un logo jugé seul sur une page blanche réserve parfois des surprises.

Les fichiers, les droits et la marque

À la livraison, récupérez tous les fichiers, les codes couleur et le nom des polices avec leur licence, puis rangez-les dans un dossier qui vous appartient. Faites préciser par écrit la cession des droits d'auteur, pour tous les supports prévus et pour toute la durée d'exploitation.

Avant d'imprimer, cherchez dans la base des marques de l'INPI si une marque proche de votre nom ou de votre logo existe déjà dans la restauration. Le site de l'INPI présente aussi la démarche pour déposer votre propre marque.

Pour un logo qui tient à toutes les tailles

  1. Testez votre logo en tout petit dans un rond de profil, puis en noir sur un ticket de caisse.
  2. Rédigez un brief d'une page avec la liste complète des supports.
  3. Vérifiez le nom dans la base de l'INPI, puis récupérez les fichiers et la cession de droits écrite.
  4. Chez nous, logo et identité visuelle forment une option à 200 € HT, conçue en même temps que le site et présentée avec les autres sur la page des tarifs.