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Site internet d'avocat : informer dans le respect des règles

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Un loyer impayé, un licenciement, une succession qui s'envenime : la personne qui cherche un avocat traverse rarement une bonne période, et elle compare les cabinets sans toujours savoir quoi demander. Votre site internet d'avocat l'aide à choisir si vous informez avec précision, sans promettre de résultat ni vous comparer à d'autres, dans le cadre fixé par votre profession.

Domaines d'intervention et spécialisation : des mots à employer avec soin

Décrivez chaque domaine avec les mots d'un client : « contester un licenciement », « récupérer un loyer impayé », « régler une succession ». Une page par domaine explique les situations que vous traitez, la façon dont vous intervenez et les premières démarches. Chaque domaine annoncé doit correspondre à votre pratique réelle et habituelle.

Le mot « spécialiste » suit une règle stricte : d'après le règlement intérieur national de la profession, les termes « spécialiste », « spécialisé » et « spécialisation » sont réservés aux avocats titulaires d'un certificat de spécialisation. Sans certificat, parlez de domaines d'intervention ou de pratique. Le Conseil national des barreaux, le CNB, publie ce règlement sur cnb.avocat.fr, et votre barreau, l'ordre des avocats de votre ressort, répond à vos questions.

Premier rendez-vous et honoraires : ce que le client veut savoir

Expliquez comment se passe le premier rendez-vous : sa durée, son prix s'il est payant, les documents à apporter et ce qui s'y décide. Dites que vous écoutez, analysez la situation, exposez les options possibles et proposez les suites à donner, sans garantir l'issue d'une procédure. Si vous acceptez des dossiers au titre de l'aide juridictionnelle, qui prend en charge tout ou partie des frais d'avocat de personnes aux ressources modestes, signalez-le et renvoyez vers service-public.fr pour les conditions d'accès.

Pour les honoraires, la règle est précise : sauf cas particuliers comme l'urgence ou l'aide juridictionnelle, l'avocat conclut avec son client une convention d'honoraires écrite, qui indique le montant ou le mode de détermination des honoraires et les frais envisagés. Votre site peut présenter vos modes de rémunération (forfait, temps passé ou combinaison des deux) et expliquer ce que sont les frais et débours, c'est-à-dire les sommes avancées pour le dossier.

L'article sur l'affichage des tarifs compare prix de départ, forfaits et fourchettes ; vérifiez auprès de votre barreau ce qui convient à votre pratique. Si vous recevez des particuliers, indiquez aussi les coordonnées du médiateur de la consommation de la profession, que le CNB publie ; l'article sur le médiateur de la consommation explique cette obligation.

Prise de rendez-vous et confidentialité

La réservation en ligne aide le client qui n'ose pas toujours appeler. Le formulaire se limite au nom, à un moyen de contact, au domaine concerné et aux disponibilités. Les confirmations et les rappels restent neutres, sans mention du motif du rendez-vous. Indiquez aussi l'adresse du cabinet, son accès, les langues parlées et la possibilité de consulter en visio.

Ajoutez sous le formulaire une phrase du type : « Merci de ne pas détailler votre affaire ici ; nous en parlerons au rendez-vous. » Le client évite de confier des informations sensibles à un simple formulaire.

Le secret professionnel s'impose dès le premier contact. Prévoyez un moyen sécurisé pour recevoir les pièces, une adresse e-mail à votre nom de domaine et une politique de confidentialité à jour. Si votre cabinet intervient en urgence, indiquez comment le joindre rapidement.

Articles et FAQ : informer sans conseiller

Des articles sur les questions fréquentes de vos clients montrent votre façon d'expliquer et amènent des visiteurs depuis Google. Écrivez-les comme de l'information générale : datez chaque article, citez les sources officielles comme service-public.fr ou legifrance.gouv.fr, rappelez que le contenu ne remplace pas une consultation et relisez-le à chaque évolution de la loi. Ne racontez jamais une affaire réelle, même sans nom, si des détails permettent de la reconnaître.

Regroupez ces textes sur une page de publications. L'article sur le site d'un consultant indépendant montre comment les mettre en valeur.

Ce que les règles de la profession encadrent

La communication d'un avocat suit le règlement intérieur national, dont le CNB publie le texte. Voici les points à contrôler sur votre site :

  • les mentions d'identification : votre nom, votre barreau d'inscription, la forme d'exercice du cabinet et les informations sur votre assurance de responsabilité civile professionnelle, selon ce que demande votre barreau ;
  • le nom de domaine : il reprend votre nom ou celui du cabinet, éventuellement avec le mot « avocat » ; les noms génériques qui évoquent un domaine du droit sont écartés ;
  • l'information du barreau : l'ouverture ou la refonte substantielle d'un site se signale au conseil de l'ordre ;
  • les promesses et comparaisons : aucune garantie de résultat, aucun classement, aucun « meilleur cabinet » ;
  • les avis et témoignages : le secret professionnel vous interdit de confirmer qu'une personne est votre cliente ou de commenter un dossier ;
  • la publicité : aucune bannière commerciale sur le site ;
  • la sollicitation personnalisée : proposer vos services à une personne déterminée est encadré, et la démarche physique, l'appel téléphonique et le SMS restent exclus.

Ces règles évoluent : consultez le texte à jour sur cnb.avocat.fr et interrogez votre barreau avant de publier.

Avant de publier

  1. Relisez chaque page en cherchant les mots à risque : « spécialiste » sans certificat, « meilleur », « garanti ».
  2. Rédigez votre page honoraires : modes de rémunération, convention écrite, frais et médiateur.
  3. Informez votre barreau du site et de son adresse.
  4. Un blog à 150 € HT accueille vos articles, en complément d'un site de cinq pages à 950 € HT chez nous : le configurateur de devis donne le total de votre projet.