Bouchon lyonnais : un site aussi généreux que la cuisine
Qu'est-ce qu'un tablier de sapeur, et faut-il se méfier de la cervelle de canut ? Le touriste qui découvre votre carte en ligne se pose ces questions, quand l'habitué cherche seulement une table pour vendredi midi. Le site d'un bouchon lyonnais doit répondre aux deux, avec la même générosité qu'en salle.
Expliquer chaque spécialité en une phrase
Les noms des plats lyonnais font partie du plaisir, mais ils déroutent ceux qui ne les connaissent pas. Gardez l'intitulé traditionnel et ajoutez dessous une phrase simple qui dit ce que l'on mange :
- la quenelle : une préparation moelleuse, souvent au brochet, gratinée dans une sauce Nantua à base d'écrevisses ;
- la cervelle de canut : du fromage blanc battu avec des herbes, de l'échalote et de l'ail, dont le nom évoque les canuts, les ouvriers lyonnais de la soie ;
- l'andouillette : une saucisse à base de tripes, souvent servie avec une sauce à la moutarde ;
- le tablier de sapeur : du gras-double, c'est-à-dire une partie de l'estomac du bœuf, mariné, pané puis poêlé ;
- les autres classiques, saucisson brioché, salade lyonnaise ou tarte aux pralines, qui méritent la même ligne d'explication.
Signalez aussi ce qui compte pour certains clients : les plats à base d'abats, ceux qui contiennent du porc, les options végétariennes et les allergènes. Un client qui ne mange pas d'abats doit pouvoir composer son repas sans interroger le serveur sur chaque ligne. Si vous servez le mâchon, ce repas matinal de charcuteries et de plats chauds hérité des ouvriers lyonnais, présentez-le avec ses jours et ses horaires.
Touristes et habitués : deux lectures de la même page
Le visiteur de passage regarde les photos, cherche les spécialités et vérifie qu'il trouvera une table pendant son séjour. L'habitué veut le plat du jour, la formule du midi et vos jours de fermeture. Une page d'accueil bien construite sert les deux : en haut, les horaires, le plat du jour et le bouton de réservation ; plus bas, la présentation de la maison et des spécialités.
Montrez la salle telle qu'elle est, avec ses tables serrées ou ses nappes à carreaux si c'est votre décor, et quelques assiettes servies en salle. Le visiteur sait alors à quoi s'attendre : un repas copieux, un lieu convivial, et une addition dont la carte en ligne lui donne l'ordre de grandeur.
Prévoyez enfin les temps forts de la ville. Pendant la Fête des Lumières, début décembre, Lyon accueille une foule de visiteurs et les demandes affluent : ouvrez les réservations tôt, annoncez vos horaires sur le site et sur votre fiche Google, et dites clairement quand vous êtes complet.
Réservations et groupes
Un bouchon reçoit souvent des tablées : familles, amis, collègues, visiteurs en voyage organisé. Le module de réservation en ligne gère les petites tables ; au-delà d'un certain nombre de convives, orientez vers un formulaire ou un appel. Sur la page des groupes, indiquez :
- la capacité de la salle et des espaces privatisables ;
- les menus de groupe, avec leur prix et la date limite pour choisir les plats ;
- les adaptations possibles pour un convive végétarien ou allergique ;
- l'acompte demandé et le délai d'annulation.
La clientèle d'affaires compte aussi : un repas d'équipe ou un dîner avec des clients venus d'ailleurs trouve volontiers sa place dans un bouchon. Les attentes des entreprises, du devis à la facture, sont détaillées dans l'article sur les séminaires et repas d'affaires.
Une version anglaise pour les visiteurs étrangers
Lyon attire de nombreux visiteurs étrangers, et beaucoup choisissent leurs restaurants avant même de partir. Une version anglaise de votre site leur permet de comprendre la carte, de réserver et de trouver l'adresse sans traducteur. Commencez par la carte et ses explications, puis la réservation, les horaires et l'accès.
Gardez les noms français des plats, que ces visiteurs veulent justement goûter, et ajoutez une explication en anglais. Une traduction automatique mot à mot de « tablier de sapeur » ou de « cervelle de canut » laisserait le lecteur perplexe, voire inquiet. Les choix entre traduction automatique et traduction humaine sont présentés dans l'article sur la traduction d'un site internet.
Ces visiteurs consultent aussi votre fiche Google, souvent avant le site. Ajoutez des photos de vos spécialités, citez les plats lyonnais dans la description et répondez en anglais aux avis rédigés en anglais, en quelques phrases simples. En salle, une carte imprimée en anglais, qui reprend les explications du site, prolonge cet accueil jusqu'à la commande.
L'histoire de la maison, sans s'attribuer de label
Un bouchon se choisit aussi pour son histoire. Racontez-la avec des faits : l'année d'ouverture, les familles qui se sont succédé, la cuisinière ou le cuisinier qui a façonné la carte, les recettes transmises. Lyon garde le souvenir de ses « mères », ces cuisinières qui ont fait la réputation de la ville ; si votre maison s'inscrit dans cette tradition, dites précisément ce qui la relie à elle. Quelques photos anciennes, publiées avec l'accord de leurs propriétaires, complètent le récit.
Il existe par ailleurs un label « Authentique Bouchon Lyonnais », que certains établissements affichent. Si votre maison l'a obtenu, présentez-le avec son intitulé exact et renvoyez vers l'organisme qui le délivre. Dans le cas contraire, évitez toute formule ou tout visuel qui pourrait laisser croire que vous le détenez : votre carte et votre histoire suffisent à convaincre.
Pour commencer
- Ajoutez sous chaque spécialité une phrase d'explication, et signalez abats, porc et options végétariennes.
- Réorganisez la page d'accueil : horaires, plat du jour et réservation en haut, histoire et spécialités ensuite.
- Rédigez la page des groupes, avec les menus et la règle de réservation.
- Faites traduire la carte et les informations pratiques : la version anglaise est une option à 200 € HT dans nos tarifs.