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Restaurant asiatique : un site clair pour une longue carte

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Au téléphone, vos habitués commandent par numéros : « un 23, deux 41 et le 108 sans coriandre ». La carte d'un restaurant asiatique compte vite des dizaines de plats, et ces numéros servent de langage commun entre le client, la salle et la cuisine. Sur votre site, cette longue carte doit rester aussi simple à parcourir que le menu papier posé sur le comptoir.

Dire précisément quelle cuisine vous servez

« Asiatique » reste un mot vague. Une personne qui a envie d'un phở tape « restaurant vietnamien » ; celle qui pense à un curry vert cherche un « restaurant thaï ». Nommez donc votre cuisine en toutes lettres dans le titre de la page d'accueil, dans la description et dans la catégorie principale de votre fiche Google, qui distingue notamment les cuisines chinoise, thaïlandaise et vietnamienne.

Si votre carte réunit plusieurs cuisines, indiquez l'origine de chaque rubrique ou de chaque plat au lieu de tout fondre sous une même étiquette. Un amateur de cuisine thaïe repère vite un plat mal attribué, et votre crédibilité en souffre. Si vous servez aussi des sushis, présentez cette partie de la carte en suivant les conseils donnés pour le site d'un restaurant japonais.

Des rubriques et des numéros identiques au menu papier

Un sommaire cliquable en tête de carte permet de sauter directement aux nouilles ou aux desserts. Classez ensuite les plats d'une façon que le client comprend sans effort :

  • les entrées, les soupes et les salades ;
  • les nouilles et les riz ;
  • les plats, regroupés par ingrédient principal : poulet, bœuf, canard, porc, crevettes, tofu et légumes ;
  • les formules, les desserts et les boissons.

Gardez exactement les numéros du menu papier, du comptoir et des applications de livraison : un client qui commande « le 41 » doit obtenir le même plat partout. Quand un plat disparaît, laissez son numéro vacant au lieu de renuméroter toute la carte, et donnez un nouveau numéro à chaque nouveauté. Publiez enfin la carte en texte, sur une page web, pour qu'elle se lise sans zoomer et se corrige ligne par ligne.

Décrire les plats et signaler le piment

Une ligne sous chaque nom

Sous chaque nom d'origine, une ligne suffit pour dire ce que contient le plat. Voici quelques formulations simples, à adapter à vos recettes :

  • pad thaï (Thaïlande) : des nouilles de riz sautées, souvent avec œuf, pousses de soja et cacahuètes concassées ;
  • phở (Vietnam) : une soupe de nouilles de riz dans un bouillon parfumé, servie avec des herbes fraîches ;
  • bò bún (Vietnam) : des vermicelles de riz avec du bœuf sauté, des crudités et des herbes, souvent parsemés de cacahuètes ;
  • dim sum (Chine) : des bouchées cuites à la vapeur ou frites, servies dans de petits paniers.

Avant de publier une définition, demandez-vous si un client qui connaît bien cette cuisine reconnaîtrait le plat sous ce nom. Si votre recette s'en éloigne, dites-le simplement, par exemple « notre version, plus douce ».

Le piment et les photos

Ajoutez un repère pour les plats pimentés, avec sa légende juste au-dessus de la carte, et dites si la cuisine peut adapter le piquant à la demande. Côté photos, inutile de couvrir toute la carte : montrez les plats les plus commandés et les spécialités de la maison, avec les vraies portions et la vraie vaisselle. Une photo par rubrique aide déjà le client à se repérer dans une carte de plusieurs écrans.

Des allergènes cachés dans les sauces

Passez votre carte en revue avec la cuisine, sauce par sauce et garniture par garniture, en cherchant en particulier :

  • l'arachide, dans les cacahuètes concassées et les sauces aux cacahuètes ;
  • le soja de la sauce soja et du tofu, sachant que beaucoup de sauces soja sont fabriquées avec du blé, donc avec du gluten ;
  • le sésame, en huile ou en graines ;
  • le poisson du nuoc-mâm, les crustacés des crevettes et de la pâte de crevette, les mollusques de la sauce d'huître.

Attention à un piège fréquent : un plat de légumes assaisonné au nuoc-mâm ou à la sauce d'huître n'est pas végétarien. Signalez les plats réellement végétariens, et ceux que la cuisine peut préparer avec une sauce sans produit animal. Pour la présentation, appuyez-vous sur le guide des allergènes au restaurant ; si les mêmes woks servent à toutes les préparations, précisez que des traces restent possibles.

Le déjeuner pressé et les plats qui voyagent

La formule du midi

À midi, placez la formule en tête de page, avec son contenu, son prix, ses horaires et la possibilité de l'emporter. Pour la commande en ligne, choisissez si possible un outil qui permet de retrouver un plat par son numéro, comme au téléphone, et proposez la formule dans le même parcours, avec des créneaux de retrait calés sur la pause déjeuner.

Des plats qui supportent le trajet

Certains plats voyagent mal. Séparez le bouillon des nouilles pour les soupes, les sauces du riz et les herbes fraîches du reste, puis indiquez au client comment tout assembler. Les nems et les beignets gardent mieux leur croustillant dans un emballage aéré. Reste la livraison : avant de choisir entre votre propre livreur et une plateforme, faites le calcul proposé dans l'article sur les plateformes de livraison et la commande en direct.

Remettre de l'ordre, étape par étape

  1. Choisissez la catégorie Google qui décrit votre cuisine principale et indiquez l'origine des plats sur la carte.
  2. Reprenez la numérotation du menu papier à l'identique, en laissant vacants les numéros des plats retirés.
  3. Vérifiez avec la cuisine chaque sauce contenant du poisson, des crustacés, des mollusques, du soja ou des cacahuètes.
  4. Pour une carte en ligne consultable aussi en salle, l'option menu digital avec QR code coûte 100 € HT chez nous ; elle figure sur la page des tarifs.