SumUp : du terminal de paiement à l'encaissement en ligne
Au marché du samedi, votre lecteur de cartes se relie à votre téléphone et encaisse en quelques secondes. Le lundi, une cliente vous demande de lui mettre un coffret de côté et de le régler à distance, ce que le lecteur ne sait pas faire à lui seul. SumUp, connu d'abord pour ses terminaux, propose aujourd'hui d'autres façons d'encaisser, qui méritent un regard avant d'ouvrir un second compte chez un autre prestataire.
Ce que SumUp propose au-delà du lecteur
SumUp est un prestataire de paiement, d'abord connu pour ses lecteurs de cartes qui se relient à un smartphone ou fonctionnent seuls. Selon les offres en vigueur, on y trouve aussi :
- des liens de paiement, à envoyer par e-mail ou par message pour encaisser à distance ;
- une boutique en ligne, créée depuis votre espace SumUp, pour présenter des produits et recevoir des commandes ;
- des outils de facturation, pour envoyer une facture que le client peut régler en ligne ;
- un tableau de bord qui réunit les ventes faites en personne et à distance.
Les noms et le contenu de ces offres évoluent régulièrement. Partez de la page officielle de SumUp plutôt que d'un comparatif ancien, et notez ce qui est inclus et ce qui se paie en plus.
Quand ce montage a du sens
Rester chez le même prestataire apporte surtout de la simplicité : un seul compte, un seul tableau de bord, des versements qui arrivent au même endroit. Trois situations en profitent :
- vous encaissez déjà avec un lecteur SumUp, et quelques ventes à distance s'ajoutent : commandes par téléphone, acomptes, réservations d'ateliers ;
- votre activité bouge : marchés, tournées, interventions chez le client, pop-up store ;
- vous voulez tester la vente en ligne sur quelques produits avant d'investir dans une boutique complète.
La comptabilité s'en trouve aussi allégée : un seul prestataire donne un seul export par mois pour les ventes en boutique et à distance, que votre comptable rapproche des virements reçus. Avec deux prestataires, ce travail double, et les oublis avec lui. Les précautions à prendre quand on envoie un lien de paiement à un client sont détaillées dans l'article sur le lien de paiement.
Relier SumUp à votre site
Trois montages existent, du plus simple au plus intégré :
- Un bouton « Payer » sur une page du site, qui ouvre un lien de paiement. Il convient à un service à prix fixe, à un acompte ou à un coffret.
- Un lien vers la boutique SumUp, présentée comme une page à part quand votre catalogue reste modeste. Le client quitte votre site : vérifiez que le nom et le style restent cohérents.
- SumUp comme moyen de paiement d'une boutique construite avec un autre outil. Cela suppose que cet outil propose SumUp ou une intégration compatible : posez la question à votre prestataire avant de choisir.
Prenons un artisan qui vend sur les marchés et reçoit, après chaque week-end, des demandes de clients qui veulent une pièce de plus. Un bouton « Payer » vers un lien de paiement suffit pour démarrer ; la boutique viendra si les commandes à distance se multiplient. Dans les trois cas, testez le parcours entier avec un petit paiement fait par un proche, suivi d'un remboursement, pour voir ce que le client reçoit et ce que vous recevez.
Après le paiement test, demandez à votre proche quel nom apparaît sur son relevé bancaire. Un nom que vos clients reconnaissent évite qu'ils contestent un achat qu'ils ne retrouvent pas.
Les limites à connaître
Ce que la boutique intégrée ne remplace pas
Une boutique intégrée à un outil de paiement offre en général moins de réglages qu'une plateforme dédiée : mise en page, référencement, filtres, règles de livraison. Si votre catalogue compte beaucoup de variantes ou de catégories, comparez avec une solution spécialisée dans le commerce en ligne. Demandez aussi si le stock est partagé entre le magasin et la boutique en ligne : selon l'offre, la réponse varie.
Le terminal, la caisse et les moyens de paiement
Si vous utilisez un logiciel de caisse, vérifiez qu'il est compatible avec le matériel SumUp, comme le conseille l'article sur le choix d'un terminal de paiement. Listez aussi les moyens de paiement de vos clients (cartes, portefeuilles sur téléphone, titres-restaurant) et contrôlez ce que chaque offre accepte.
Les versements et l'assistance
Comme chez tout prestataire, l'argent encaissé arrive sur votre compte selon un calendrier précis, et un versement peut être retardé le temps d'une vérification. Regardez les délais annoncés, les canaux et les horaires de l'assistance, ainsi que les conditions de résiliation.
Les frais, à comparer sur vos propres chiffres
SumUp prélève en général une commission sur chaque encaissement, qui varie selon le canal (en personne ou à distance), le type de carte ou l'offre choisie. Le matériel se paie à part, et certaines fonctions avancées relèvent d'abonnements. Relevez toutes ces lignes : matériel, commission, abonnement éventuel, options.
Calculez ensuite ce que chaque formule vous aurait coûté le mois dernier, avec votre nombre de ventes et votre panier moyen. Le même calcul, refait pour un autre prestataire, donne une comparaison honnête. Les solutions pour un site figurent dans l'article sur le paiement en ligne pour un petit commerce.
Par où commencer
- Listez vos ventes à distance du dernier mois (téléphone, messages, réseaux sociaux) avec leur montant moyen.
- Si vous avez un lecteur SumUp, ouvrez la rubrique des liens de paiement, faites régler un petit montant par un proche, puis remboursez-le.
- Si un site est prévu, indiquez dès la demande de devis le prestataire que vous utilisez : l'option click & collect coûte 300 € HT chez nous, et le configurateur de devis calcule le total.