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Bing Webmaster Tools : l'autre console à ne pas oublier

5 min de lecture

Votre site est déclaré dans la Search Console de Google, le sitemap y est envoyé, et vous jetez un œil aux chiffres chaque mois. Du côté de Microsoft, personne n'a jamais rien vérifié. Bing Webmaster Tools est l'équivalent gratuit de la Search Console pour le moteur Bing, et sa mise en route prend un quart d'heure, surtout si votre site est déjà suivi chez Google.

Pourquoi Bing mérite votre attention

Le moteur de Microsoft s'affiche d'office dans le navigateur Edge et dans la barre de recherche de Windows. Bien des ordinateurs de bureau y envoient donc leurs recherches sans que personne l'ait choisi.

Son index, c'est-à-dire la base des pages qu'il a explorées et enregistrées, sert aussi au-delà de Bing. Copilot, l'assistant de Microsoft, s'appuie dessus, et d'autres moteurs de recherche ou assistants d'IA utilisent ses résultats pour une partie de leurs réponses. Une page absente de Bing peut ainsi manquer dans des outils que vous n'imaginiez pas liés à lui. Le rôle de ces sources dans les réponses des assistants est développé dans l'article sur le référencement IA d'un commerce local.

La console vous dit ce que Bing connaît de votre site et vous aide à corriger ce qui bloque. Pour la partie locale, adresse et horaires, c'est une autre fiche qui compte, présentée plus bas.

Créer le compte et ajouter votre site

Rendez-vous sur le site de Bing Webmaster Tools et connectez-vous avec un compte Microsoft ou, selon les options proposées, un autre compte comme celui de Google. Choisissez de préférence un compte qui appartient à l'entreprise, pour garder l'accès si vous changez de prestataire.

Deux chemins s'offrent ensuite à vous :

  • l'import depuis Google Search Console : vous autorisez Bing à consulter vos propriétés, vous choisissez le site, et la validation se fait sans autre manipulation ; les sitemaps déclarés chez Google sont repris au passage ;
  • l'ajout manuel : vous saisissez l'adresse du site, puis prouvez que vous en êtes le propriétaire grâce à un fichier à déposer, une balise à insérer dans le code ou un enregistrement dans la zone DNS de votre nom de domaine.

L'import est le plus rapide si la Search Console est déjà en place. Sinon, la personne qui gère votre site réalise la validation manuelle en quelques minutes. Les rapports se remplissent ensuite progressivement, au fil des jours.

Le sitemap et l'indexation

Le sitemap, ce fichier qui liste les pages de votre site à l'intention des moteurs, se déclare dans la rubrique prévue à cet effet s'il n'a pas été importé. Vérifiez qu'il est lu sans erreur et que le nombre d'adresses découvertes correspond à peu près à la taille de votre site. Le rôle de ce fichier, et celui du robots.txt que Bing respecte lui aussi, sont expliqués dans l'article sur le sitemap et le robots.txt.

L'outil d'inspection d'URL indique si une page précise figure dans l'index de Bing et, sinon, ce qui l'en empêche. Une page importante vient de paraître ? La console permet aussi de la soumettre directement.

Bing promeut enfin IndexNow, un protocole qui permet de prévenir les moteurs participants dès qu'une page est créée, modifiée ou supprimée. Certaines extensions de sites et certains hébergeurs le proposent ; si c'est votre cas, son activation tient en général à un simple réglage.

Les rapports à consulter

Plusieurs rapports ressemblent à ceux de Google, ce qui facilite la prise en main :

  • les performances de recherche : clics, impressions, position moyenne et requêtes qui ont affiché votre site dans Bing ;
  • les recommandations : une liste de problèmes techniques détectés, comme des titres manquants ou des pages en erreur, classés par priorité ;
  • les liens entrants : les sites qui pointent vers le vôtre, d'après les données de Bing ;
  • l'explorateur du site : les pages que Bing a trouvées, avec les éventuelles erreurs rencontrées.

Leur lecture suit la même logique que celle décrite dans l'article sur les rapports de Google Search Console. Comparez au passage les deux outils : une page bien placée chez Google et introuvable chez Bing peut signaler un problème d'exploration, à vérifier avec l'inspection d'URL. Sur un petit site, ces chiffres évoluent lentement, et un coup d'œil mensuel ou trimestriel suffit.

Bing Places, pour la partie locale

La console s'occupe de votre site. Votre établissement, avec son adresse, ses horaires et ses photos, apparaît dans Bing et sur Bing Maps grâce à une autre fiche, Bing Places for Business. Elle peut être créée en important votre fiche Google, ce qui évite de tout ressaisir ; la démarche et les vérifications qui suivent figurent dans l'article sur Bing Places et Apple Business Connect.

Les deux outils se complètent : la console vous dit si vos pages sont connues et lisibles, la fiche présente des coordonnées exactes à ceux qui vous cherchent. Utilisez la même adresse e-mail professionnelle pour les deux, et rangez ces accès avec ceux de vos autres comptes.

Vos premiers pas dans la console

  1. Créez votre compte Bing Webmaster Tools, puis importez votre site depuis la Search Console ou validez-le à la main.
  2. Vérifiez que le sitemap est lu correctement et inspectez vos trois pages les plus importantes.
  3. Revendiquez ou contrôlez votre fiche Bing Places, puis ajoutez la console à votre routine mensuelle. Si vous préparez un nouveau site, demandez qu'il soit déclaré dans les deux consoles dès sa mise en ligne ; le configurateur de devis vous donne un prix ferme.