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Netlinking : acheter des liens, une fausse bonne idée ?

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Un e-mail du genre « cinquante backlinks de qualité, livrés en une semaine » promet de faire monter votre site dans Google. L'offre séduit, car les liens figurent parmi les signaux que les moteurs observent. Le netlinking, c'est-à-dire la recherche de liens depuis d'autres sites, a pourtant deux visages : l'un utile, l'autre risqué, et l'achat de liens relève du second.

Pourquoi des vendeurs proposent des liens

Un lien entrant, ou backlink, est un lien placé sur un autre site et qui pointe vers le vôtre. Les moteurs de recherche y voient un indice de popularité, et des vendeurs en ont fait un produit : on paie un site pour qu'il publie un lien, ou un article qui renvoie vers vous. Les offres arrivent par e-mail, par téléphone ou sur des places de marché, avec de grands mots comme « autorité » ou « popularité ».

Les formes les plus courantes sont l'article sponsorisé publié sur un blog, le pack de liens vendu à l'unité, l'inscription dans des annuaires par dizaines et la location d'un lien pour une durée limitée.

La version utile du netlinking consiste à mériter ces liens : un partenaire vous cite, un journal parle de vous, une association affiche ses soutiens. C'est le sujet de la dernière partie.

Ce que Google dit des liens achetés

Les règles de Google contre le spam décrivent cette pratique avec précision. Sont considérés comme du spam de liens :

  • l'achat ou la vente de liens pour influencer le classement, que l'on paie en argent ou en échange de biens et de services ;
  • les échanges excessifs du type « je te lie si tu me lies », et les pages de partenaires créées uniquement pour se lier entre sites ;
  • les articles ou publicités déguisées publiés en masse, avec des liens aux mots cliquables chargés de mots-clés ;
  • les liens créés par des programmes automatiques, ou dans des annuaires de faible qualité.

Un lien payant reste permis quand il est signalé comme tel, avec l'attribut « sponsored » ou « nofollow », qui dit à Google de ne pas le compter comme une recommandation. Google précise recourir à des systèmes automatisés et à un examen humain pour repérer les infractions. Un site concerné peut perdre des places dans les résultats, ou ne plus y apparaître. Un lien posé librement par un site qui juge votre page utile n'entre pas dans cette liste.

Les risques pour une petite entreprise

Le premier risque est de payer pour rien : un lien identifié comme artificiel peut être ignoré, et vous ne le saurez pas. Le deuxième est la sanction. Une action manuelle, que la Search Console signale, peut faire reculer des pages, et la lever demande du temps et un nettoyage soigneux.

Viennent ensuite la dépendance et l'image : le lien disparaît quand le contrat s'arrête, et votre nom se retrouve parfois cité sur des sites sans rapport avec votre métier, créés uniquement pour vendre des liens. Certains forment des réseaux entiers de sites déguisés en blogs indépendants, qui n'ont souvent aucun lecteur.

Si un ancien prestataire a acheté des liens à votre place, demandez-lui par écrit la liste des sites et des dates. L'outil de désaveu de Google est réservé à des situations précises, comme une action manuelle ou de nombreux liens artificiels : mal utilisé, il peut priver votre site de liens utiles.

Repérer une mauvaise offre

Plusieurs signes doivent vous faire refuser sans hésiter :

  • une position ou un résultat garanti, que personne ne peut promettre, comme le montre l'article sur les arnaques au référencement ;
  • un prix au nombre de liens, sans liste des sites concernés ni indication de leur thème ;
  • des « indicateurs d'autorité » présentés comme des garanties : ces notes sont calculées par des sociétés d'outils SEO et n'ont aucune valeur officielle chez Google ;
  • des sites sans rapport avec votre métier ni votre région, ou publiant sur tous les sujets ;
  • des mots cliquables imposés, chargés de mots-clés ;
  • aucune mention de l'attribut « sponsored » ou « nofollow » sur les liens payants.

Si vous répondez tout de même, posez trois questions par écrit : quels sites exactement, avec quels textes de lien, et que devient le lien à la fin du contrat ? Un vendeur sérieux répond sans détour, et par écrit. Celui qui refuse de citer ses sites a déjà répondu à votre place.

Des alternatives locales qui durent

Les liens utiles viennent de relations réelles : partenaires et fournisseurs qui vous citent sur leur page, associations et clubs que vous soutenez, chambre de commerce ou de métiers, office de tourisme, presse locale, organisateurs de salons. Les pistes et la manière de les demander figurent dans l'article sur les liens locaux.

Un sponsoring peut aussi rapporter un lien. S'il est la contrepartie d'un paiement, demandez qu'il soit marqué comme sponsorisé : il garde son intérêt pour votre image et pour les visites.

Payer pour être vu reste légitime : une annonce Google Ads, un encart dans le journal local, un partenariat dont le lien est marqué comme sponsorisé. Cette dépense sert à attirer des visiteurs, sans prétendre améliorer le classement.

Que faire de l'offre reçue

  1. Ne répondez pas à un démarchage qui garantit un résultat, et supprimez le message.
  2. Ouvrez le rapport Liens de la Search Console pour voir qui vous cite aujourd'hui, et contrôlez que la rubrique des actions manuelles reste vide.
  3. Choisissez deux sources de liens locaux et préparez une demande par e-mail. Pour structurer votre présence locale, l'option référencement local et IA est proposée à 250 € HT chez nous, dans les tarifs.