Restaurant casher : informer clairement sur la certification
Le mot « casher » sur une vitrine ne suffit pas à celui qui cherche où dîner. Il veut savoir qui certifie l'établissement, si la carte est « viande » ou « lait », et jusqu'à quelle heure on sert le vendredi. Pour un restaurant casher, répondre à ces questions sur le site, avec des informations exactes et un ton factuel, fait partie des bases, comme la carte et les horaires.
Nommer l'organisme et montrer le certificat
Pour un restaurant, la mention « casher » s'appuie sur la certification d'un organisme de supervision, par exemple un beth din, c'est-à-dire un tribunal rabbinique, ou une autre structure reconnue. Chaque client sait à quel organisme il accorde sa confiance : le nom exact lui permet de décider. Créez une page « Certification » qui réunit :
- le nom de l'organisme, tel qu'il figure sur votre certificat, sans abréviation ni reformulation ;
- une image nette du certificat, avec sa date de validité si elle y figure ;
- la mention « viande » ou « lait » ;
- la date de dernière mise à jour de la page.
Remplacez l'image à chaque renouvellement et gardez l'original affiché dans la salle. Avant de reproduire le logo de l'organisme sur le site ou sur les emballages, demandez-lui ce que ses conditions autorisent.
N'employez « casher » que si la certification est en cours de validité. Une mention qui ne correspond pas à la réalité peut constituer une pratique commerciale trompeuse : les pages de la DGCCRF sur economie.gouv.fr rappellent les règles de l'information du consommateur.
Viande ou lait : le dire dès l'accueil
Indiquez en haut de la page d'accueil et de la carte si l'établissement est « viande » ou « lait », en reprenant la mention de votre certificat. Cette information conditionne la venue du client avant même qu'il lise la carte : elle évite les appels et les mauvaises surprises à la porte. Employez les mêmes mots partout, sur le site, la fiche Google, la vitrine et les devis.
Si un produit soulève une question, un dessert, une boisson ou une sauce, demandez la réponse à l'organisme avant de l'écrire. Laissez les termes de sa certification s'appliquer, sans les interpréter ni les reformuler vous-même.
Chabbat et fêtes : des horaires écrits au plus juste
Le chabbat, ou shabbat, commence le vendredi soir, à une heure qui varie selon les saisons. Si vos horaires du vendredi suivent cette variation, publiez-les semaine par semaine ou par période, avec l'heure de la dernière commande et celle de la fermeture. Pour le samedi, indiquez que vous êtes fermé ou l'heure de réouverture, selon votre pratique. À chaque changement d'heure, relisez aussi les horaires du vendredi.
Les dates des fêtes juives se déplacent chaque année dans le calendrier civil. Publiez vos fermetures et vos horaires particuliers, pour Roch Hachana, Pessah ou toute autre fête, dès que vous les connaissez, avec les dates exactes et, le cas échéant, les jours où la carte change.
Reportez ces informations sur votre fiche Google : horaires habituels, puis horaires exceptionnels pour les jours de fête. Vérifiez qu'un client qui consulte la fiche le vendredi en fin d'après-midi lit la même chose que sur votre site ; les réglages sont détaillés dans l'article sur la fiche Google d'un restaurant.
Commandes de fêtes, livraison et traiteur
Les fêtes et les repas de famille se préparent des semaines à l'avance. Une page dédiée présente vos menus et vos plateaux, avec leur composition, leur prix par personne, le nombre minimum de convives, le délai de commande et les créneaux de retrait. Pour le vendredi, indiquez le dernier créneau de retrait, qui précède votre heure de fermeture. Pour un événement familial, dites si la salle peut être privatisée, pour combien de personnes et à quelles conditions : l'organisateur compare ces informations avant de vous écrire.
Si vous livrez ou si vous assurez des prestations de traiteur, précisez ce que couvre votre certification pour ces services, en reprenant les termes de l'organisme. Pour structurer les demandes de devis, du nombre d'invités au lieu de la réception, l'article sur le site internet d'un traiteur propose des formules faciles à comparer.
Un ton factuel et respectueux
Écrivez comme vous parleriez à un client à la porte : simplement et précisément. N'interprétez pas les règles religieuses et renvoyez vers l'organisme certificateur pour toute question de fond. Ne qualifiez pas la rigueur de votre certification et ne la comparez pas à une autre : le nom, le certificat et les dates se vérifient, et cela suffit. Répondez aux avis dans le même registre, courtois et sans polémique, en vous en tenant aux faits.
Votre carte intéresse aussi des clients qui ne cherchent pas la certification en premier. Parlez de votre cuisine, de vos plats du jour et de vos spécialités avec le même soin que n'importe quel restaurant.
Les premiers gestes
- Rassemblez votre certificat en cours de validité et rédigez une phrase exacte : nom de l'organisme, mention « viande » ou « lait ».
- Écrivez vos horaires du vendredi et des fêtes pour les trois prochains mois, puis reportez-les sur votre fiche Google.
- Créez une page pour vos commandes de fêtes, avec le délai et le dernier retrait du vendredi. Chez nous, un site de cinq pages coûte 950 € HT, et le configurateur de devis calcule le total avec vos options.