Taux de conversion : mesurer ce que rapporte votre site
Votre site reçoit deux cents visites par mois : est-ce beaucoup, est-ce peu ? Le chiffre ne dit rien tant qu'on ne sait pas combien de ces visites aboutissent à un appel, à une demande ou à une réservation. Le taux de conversion mesure justement cela, et il se calcule avec des chiffres que votre site et votre fiche Google fournissent déjà.
Ce que mesure le taux de conversion
Une conversion est une action utile à votre activité, accomplie par un visiteur : un appel, un formulaire envoyé, une réservation. Le taux de conversion rapporte le nombre de ces actions au nombre de visites. Le calcul tient en une division, que l'on peut dire avec des mots : dix demandes pour deux cents visites, c'est une visite sur vingt qui aboutit.
Prenons deux sites d'artisans fictifs, qui reçoivent chacun deux cents visites par mois. Le premier reçoit dix demandes de devis, le second une seule. Le nombre de visites est identique, et le premier site rapporte pourtant dix fois plus de demandes. Ce rapport entre demandes et visites permet de juger une page, une source de visites ou un changement, ce que le nombre de visites seul ne permet pas.
Définir vos conversions
Pour un commerce local ou un indépendant, une conversion prend plusieurs formes :
- un appui sur le numéro de téléphone depuis un mobile ;
- un clic sur le bouton d'itinéraire ou sur l'adresse ;
- un formulaire de contact ou de devis envoyé ;
- une réservation ou un rendez-vous pris en ligne ;
- une commande, par exemple à retirer en magasin.
Choisissez une ou deux conversions principales par page, celles qui comptent vraiment pour votre chiffre d'affaires : la réservation pour un restaurant, la demande de devis pour un artisan. Les autres actions, comme le clic vers l'itinéraire ou le téléchargement d'une carte, sont des étapes intermédiaires à suivre à part, sans les additionner aux premières. Une table réservée et un clic d'itinéraire n'ont pas la même valeur. Écrivez cette liste avec le nom exact de chaque action : c'est elle que la personne qui gère votre site configurera dans l'outil de mesure.
Mesurer sans compliquer
Les chiffres viennent de trois endroits. Votre outil de statistiques compte les actions que vous lui avez demandé de suivre : appuis sur le téléphone, formulaires, boutons. Le guide de Google Analytics 4 explique comment les déclarer comme événements clés.
Votre fiche Google compte de son côté les appels et les itinéraires demandés depuis Google, que le site ne voit jamais. Les méthodes pour suivre ces appels sont réunies dans l'article sur la mesure des appels venus de son site et de sa fiche Google. Un module de réservation hébergé ailleurs affiche enfin ses propres statistiques.
Reportez ces chiffres chaque mois dans un tableau : une ligne par type de conversion, une colonne par mois, et une ligne pour les visites. Ajoutez une source simple et fiable pour ce qui se passe hors du site : demandez à chaque nouveau client comment il vous a trouvé. Si votre site affiche un bandeau de cookies, l'outil ne compte que les visiteurs qui ont accepté, et le résultat reste une estimation, utile pour comparer d'un mois à l'autre.
Voici un exemple fictif : en mars, un plombier relève deux cent dix visites, neuf appuis sur le téléphone et quatre formulaires envoyés. Cela fait treize demandes, soit environ une visite sur seize.
Lire le résultat calmement
Les petits volumes trompent. Trois demandes un mois et cinq le suivant ne signifient rien : comparez des trimestres entiers, et la même période d'une année sur l'autre quand votre activité est saisonnière. Découpez ensuite le résultat :
- par source : les visiteurs venus de votre fiche Google, de la recherche, des réseaux sociaux ou d'un e-mail n'ont pas le même projet ;
- par appareil : un site agréable sur ordinateur peut décevoir sur mobile ;
- par page : la page de prestation et la page d'accueil n'ont pas le même rôle.
Un taux plus bas n'est pas toujours une mauvaise nouvelle. Si un nouvel article attire de nombreux visiteurs curieux, le taux baisse alors que le nombre de demandes peut augmenter : gardez les deux chiffres sous les yeux. Inutile aussi de chercher un chiffre de référence. Celui d'un dépanneur appelé en urgence ne ressemble pas à celui d'un photographe de mariage, et les repères qui circulent ignorent votre métier.
Une demande n'est pas encore un client. Suivez aussi combien de demandes deviennent un devis signé ou une table occupée : cette seconde étape se joue hors du site, dans votre réponse, vos délais et vos prix.
Améliorer sans tout refaire
Les gains viennent le plus souvent de petits ajustements, testés un par un :
- annoncer en une phrase, tout en haut, ce que vous faites et pour qui ;
- placer l'action principale là où on la voit : téléphone cliquable, bouton de réservation, comme le détaille l'article sur les boutons d'action ;
- raccourcir le formulaire aux champs indispensables ;
- afficher un prix de départ, des avis et votre délai de réponse ;
- répondre vite : une demande restée trois jours sans réponse devient rarement un client.
Changez un élément à la fois et comparez deux périodes comparables, de plusieurs semaines chacune. Si votre site n'offre aucune action mesurable, l'option formulaire de devis coûte 80 € HT chez nous, selon la page des tarifs.
À mettre en place ce mois-ci
- Listez vos conversions principales, une par page importante.
- Faites configurer leur suivi, puis testez-les depuis votre téléphone.
- Ouvrez un tableau mensuel avec les visites, les conversions par type et le taux écrit en mots, par exemple « une demande pour trente visites ».