Maître-restaurateur : valoriser le titre sur son site
Les clients qui choisissent une table sur leur téléphone ne voient jamais la plaque fixée à côté de votre porte. Tant que le site se tait sur votre titre de maître-restaurateur, délivré par l'État, il leur reste invisible. Encore faut-il l'annoncer exactement comme il vous a été attribué, sans rien ajouter.
Ce que le titre atteste
Le titre de maître-restaurateur est un titre d'État, délivré par le préfet du département. Celui qui le détient respecte un cahier des charges : une cuisine élaborée sur place à partir de produits bruts, des produits majoritairement frais, des critères de qualité portant sur l'accueil, le service et la restauration. Il justifie aussi d'un diplôme ou d'une expérience professionnelle dans la restauration.
Un organisme certificateur indépendant et agréé vérifie l'établissement lors d'un audit, réalisé aux frais du restaurateur. Le titre est aujourd'hui valable cinq ans et renouvelable. Pour les conditions exactes et leurs évolutions, lisez la présentation officielle sur entreprises.gouv.fr et economie.gouv.fr, ou interrogez la préfecture de votre département.
Pour vos clients, ce vocabulaire reste abstrait. Une phrase suffit sur le site : « Le titre de maître-restaurateur est délivré par l'État aux restaurateurs qui cuisinent sur place à partir de produits bruts, après un audit indépendant. » Reprenez-la sans en changer le sens, et renvoyez les curieux vers la page officielle.
Où montrer le titre en ligne
Placez la mention là où le visiteur décide : sous le titre de la page d'accueil ou près des horaires, avec l'intitulé exact, « titre de maître-restaurateur ». Reprenez-la en pied de carte, dans la description de votre fiche Google et sur une photo de la plaque posée à l'entrée. Le nom de la fiche reste celui de votre enseigne : Google n'admet pas les mots-clés ajoutés au nom.
La plaque et le logo officiels suivent une charte graphique précise : reproduisez-les tels quels, sans les modifier ni les imiter. Évitez les raccourcis comme « restaurant labellisé » ou « garanti par l'État » : employez l'intitulé officiel.
Les internautes qui tapent « maître restaurateur » suivi d'une ville cherchent une adresse précise. Reprenez cette expression dans le titre de la page « La cuisine » et dans la description de la fiche Google, avec votre ville. Si le site existe en anglais, traduisez l'explication du titre plutôt que son nom, qui reste français et ne se transpose pas mot à mot.
À l'obtention comme au renouvellement, annoncez-le : une publication sur la fiche Google, un message aux clients qui ont accepté de recevoir vos nouvelles et un communiqué à la presse locale. La méthode figure dans l'article sur les relations presse d'un restaurant.
Une page sur la cuisine et les fournisseurs
Le titre prend tout son sens quand le client voit ce qu'il recouvre. Une page « La cuisine » peut réunir :
- ce qui est préparé sur place chaque jour, selon vos pratiques réelles ;
- les produits bruts qui arrivent en cuisine, avec leur saison ;
- le chef et l'équipe, photographiés au travail ;
- les fournisseurs, cités avec leur accord : nom de l'exploitation, commune, produits.
Appuyez chaque affirmation sur des faits que vous pouvez prouver, comme vos fiches recettes et vos factures d'achat. Les précautions de vocabulaire autour de « local » ou de « circuit court » sont rappelées dans l'article sur les produits locaux au restaurant.
Terminez la page par une courte FAQ : « Que signifie le titre ? », « D'où viennent vos produits ? », « Certains plats viennent-ils d'un artisan voisin ? ». Répondez franchement, y compris pour le pain ou les glaces que vous achetez à un artisan : une réponse précise rassure davantage qu'une formule vague.
Titre de maître-restaurateur et « fait maison » : deux règles distinctes
Le titre s'appuie sur une cuisine faite maison, mais la mention « fait maison » de la carte s'applique plat par plat et suit sa propre réglementation. Les deux obéissent donc à des règles séparées. Même si vous détenez le titre, vérifiez chaque plat avant d'y apposer la mention, comme l'explique l'article sur la mention « fait maison » au restaurant. Sur la carte, la mention se place à côté de chaque plat concerné, et le titre dans une ligne à part.
Ne pas en dire plus que le titre
Tant que le titre n'est pas délivré, aucune mention ne se justifie, même si votre dossier est en cours : n'affichez ni le titre, ni son logo, ni sa plaque. Une mention inexacte peut constituer une pratique commerciale trompeuse, dont la DGCCRF présente les règles sur economie.gouv.fr.
Le titre ne dit rien de vos prix, de votre style de cuisine ni de l'ambiance de la salle : la carte, les photos et les avis s'en chargent. Gardez-vous donc de lui faire dire plus qu'il n'atteste, par exemple « la meilleure table de la ville ».
Retirez les mentions le jour même si le titre arrive à échéance sans être renouvelé. Si vous reprenez un restaurant dont l'ancien exploitant le détenait, ne présumez pas qu'il vous a été transmis : demandez à la préfecture ce qu'il en est avant de laisser la plaque ou la mention en place.
Vos premières étapes
- Rédigez la ligne exacte qui présente le titre, avec son intitulé officiel, et placez-la sur l'accueil, la carte et la fiche Google.
- Photographiez la plaque en lumière du jour et ajoutez la photo à la fiche.
- Écrivez la page « La cuisine » avec vos fournisseurs et leurs accords.
- Pour accueillir ces pages, comptez 950 € HT chez nous pour un site de cinq pages, et 300 € HT pour la séance photo : le détail des options figure sur la page des tarifs.