« Autres questions posées » : s'en servir pour écrire ses pages
Tapez votre métier suivi du nom de votre ville : sous les premiers résultats, Google affiche souvent une boîte intitulée « Autres questions posées », dont chaque question se déplie d'un clic. Ces lignes disent, avec les mots des internautes, ce qu'ils veulent savoir avant de choisir quelqu'un comme vous. Bien exploitée, cette boîte vous fournit en une demi-heure un plan de réponses pour votre site.
Ce que montre cette boîte
Le bloc présente une série de questions voisines de votre recherche. Quand on en déplie une, elle affiche une courte réponse tirée d'une page web, avec le lien vers cette page, et de nouvelles questions apparaissent en dessous. Il n'apparaît pas pour toutes les recherches, et son contenu change selon le jour, le lieu et l'appareil.
Deux précautions s'imposent. Cette liste ne donne aucun volume de recherche : une question affichée n'est pas forcément fréquente. Vous ne pouvez pas non plus acheter ni demander une place, et Google ne documente aucun réglage qui garantisse d'y figurer. Prenez la boîte pour un miroir des préoccupations des internautes, à comparer avec celles de vos vrais clients.
Collecter les questions en une demi-heure
- Ouvrez une fenêtre de navigation privée, qui limite l'influence de votre historique, et tapez une recherche que vos clients utiliseraient, comme « traiteur mariage Vannes » ou « cours de poterie enfants ».
- Notez chaque question de la boîte dans un tableur, avec la recherche d'origine et la date.
- Dépliez les questions pertinentes pour en faire sortir d'autres, et arrêtez-vous quand elles se répètent ou s'éloignent de votre activité.
- Recommencez avec trois à cinq recherches différentes, en variant les mots : le métier seul, le métier et la ville, le service précis.
Complétez avec les questions de vos vrais clients, entendues au téléphone, au comptoir ou dans les messages, et avec un outil comme AnswerThePublic, qui rassemble les suggestions des moteurs. Ajoutez une colonne pour noter qui répond aujourd'hui : un grand média, un comparateur, un site officiel ou un confrère.
Vous verrez ainsi où vous pouvez faire mieux, c'est-à-dire sur le local et le concret. Ne cherchez pas l'exhaustivité : vingt bonnes questions valent mieux qu'une liste de cent que vous n'aurez jamais le temps de traiter.
Trier : trois destinations possibles
Pour chaque question, demandez-vous si vos clients la posent vraiment, si vous savez y répondre avec vos propres chiffres, et si la réponse mène vers votre service. Elle prend alors l'une de ces trois formes :
- Une entrée de FAQ pour les réponses courtes sur le prix, le délai, la zone ou le paiement. La méthode figure dans l'article sur la page FAQ.
- Une section d'une page de service pour les doutes qui précèdent la demande de devis ou la réservation : l'intertitre reprend la question, et la réponse se place près du bouton d'action.
- Un article pour les questions qui demandent des nuances, avec la réponse directe en tête, comme l'explique l'article sur la position zéro.
Écartez les questions sans lien avec votre offre, celles qui relèvent d'un avis médical ou juridique que vous n'êtes pas habilité à donner, et celles sur lesquelles vous n'avez aucune expérience à partager. Pour les questions de prix, donnez un prix de départ ou une fourchette, et dites ce qui le fait varier : c'est ce que le client vient chercher.
Écrire la réponse
Un bon format tient en quatre règles :
- l'intertitre reprend la question avec les mots du client ;
- la première phrase répond, en reprenant le sujet pour se comprendre seule ;
- deux à quatre phrases suffisent, avec vos chiffres : délais, prix de départ, zone desservie, horaires ;
- le détail et les exceptions viennent ensuite, pour ceux qui poursuivent leur lecture.
Voici un exemple pour un déménageur, à adapter avec vos propres délais :
« Combien de temps à l'avance faut-il réserver un déménagement ? Pour un déménagement en fin de mois ou en été, comptez au moins un mois d'avance, car les camions sont pris tôt. Le reste de l'année, deux semaines suffisent le plus souvent. »
Un restaurateur appliquerait la même méthode à une question sur les groupes :
« Peut-on privatiser le restaurant pour un anniversaire ? Oui, la privatisation est possible à partir de douze personnes, du mardi au samedi soir. Envoyez votre demande par le formulaire du site : une proposition de menu et de devis vous est adressée sous deux jours ouvrés. »
Écrivez vos propres réponses plutôt que de recopier celles de vos concurrents ou celles qui s'affichent dans la boîte. Le balisage de FAQ, ce code qui décrit les questions et les réponses d'une page, n'y change rien : depuis 2023, Google réserve l'affichage enrichi des FAQ à quelques sites officiels, et l'on n'entre pas dans la boîte par un réglage. Votre texte visible suffit.
Garder la boîte à l'œil
La liste évolue. Une fois par trimestre, refaites vos recherches et comparez avec votre tableur : de nouvelles questions signalent un sujet qui monte, d'anciennes disparaissent. Mettez aussi vos réponses à jour dès qu'un prix, un horaire ou une condition change, car une réponse périmée fait fuir davantage de clients qu'une absence de réponse.
Inutile de vérifier chaque jour si l'on vous cite : la boîte bouge, et le résultat n'est jamais garanti. Le vrai test est ailleurs : les pages concernées reçoivent-elles des visites et des demandes ? Vos statistiques et la Search Console le montrent.
Trente minutes pour commencer
- Choisissez trois recherches de clients et relevez une vingtaine de questions.
- Gardez les dix meilleures et rédigez chaque réponse en deux à quatre phrases.
- Publiez-les dans une FAQ ou sur vos pages de service. Si vous préférez déléguer la rédaction, l'option rédaction coûte 200 € HT chez nous : le configurateur de devis calcule le total.