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.fr, .com ou extension locale : choisir la fin de son nom de domaine

6 min de lecture

Un client a retenu le nom de votre boutique de fleurs, mais pas la fin de l'adresse : il tape .com par réflexe et tombe sur une page qui propose le domaine à la vente. L'extension de votre nom de domaine, ces quelques lettres après le point, compte presque autant que le nom lui-même pour qu'on vous retrouve. Le bon choix dépend de vos clients, et quelques variantes réservées à côté suffisent à protéger votre nom.

Ce que la fin de l'adresse dit de vous

L'extension est la partie qui suit le dernier point : .fr, .com, .eu, .paris. Certaines sont attachées à un pays, d'autres sont génériques, d'autres encore renvoient à une région, à une ville ou à un métier. Le visiteur la lit avant même d'ouvrir la page, et elle lui donne déjà une idée de qui vous êtes et d'où vous venez.

Elle joue aussi sur la mémoire. Une adresse se retient mieux quand sa fin est celle que les gens attendent, et chaque extension inhabituelle demande un effort de plus : la préciser au téléphone, l'écrire en grand sur la vitrine, corriger le client qui se trompe. Les notions de base, du bureau d'enregistrement au titulaire du domaine, sont présentées dans le guide sur le nom de domaine et l'hébergement.

Le .fr, le .com et les extensions de métier

Le .fr pour une clientèle française

Le .fr signale tout de suite une entreprise installée en France, ce qui rassure une clientèle locale. Géré par l'Afnic, l'association chargée de cette extension, il est ouvert aux particuliers et aux entreprises établis dans l'Union européenne ou dans quelques pays voisins. Le titulaire doit fournir des coordonnées exactes, que l'Afnic peut vérifier, et les règles détaillées figurent sur afnic.fr.

Le .com, l'extension tapée par habitude

Le .com reste l'extension la plus répandue dans le monde, et beaucoup de gens la tapent machinalement, même pour une boutique de quartier. Elle se justifie comme adresse principale si vous vendez à l'étranger ou si votre clientèle est surtout touristique. Pour une activité locale, elle sert plutôt de variante à réserver à côté du .fr.

Les extensions de métier

Des extensions comme .restaurant, .boutique, .shop ou .immo permettent parfois d'obtenir un nom court quand le .fr est déjà pris. Elles restent moins familières : certains visiteurs risquent de les prendre pour une erreur, d'ajouter un .fr par réflexe ou de se méfier d'une adresse e-mail qui se termine ainsi. Si vous en choisissez une, prévoyez de l'afficher partout en toutes lettres et de la répéter souvent.

Les extensions régionales : .paris, .bzh, .alsace

Plusieurs territoires ont leur propre extension, comme .paris, .bzh pour la Bretagne ou .alsace. Elles affichent un ancrage local qui peut séduire une crêperie, un producteur ou une activité touristique attachée à sa région. Elles laissent aussi plus de chances de trouver libre un nom court.

Gardez pourtant deux limites en tête. D'abord, Google indique dans sa documentation traiter ces extensions de ville ou de région comme des extensions génériques : un .bzh ne donne aucun avantage automatique dans les recherches faites en Bretagne, où votre visibilité dépend de votre fiche Google, de vos pages et de vos avis. Ensuite, un visiteur venu d'ailleurs ne reconnaîtra pas forcément l'extension, et la retiendra moins bien.

Chaque extension régionale a ses propres conditions d'attribution, publiées par l'organisme qui la gère. Lisez-les avant de réserver, et vérifiez que votre projet y correspond.

Une extension régionale vous plaît ? Réservez-la en complément du .fr plutôt qu'à sa place, et redirigez-la vers le même site. Vous pourrez l'utiliser sur une affiche ou un stand sans perdre l'adresse que vos clients tapent par habitude.

Protéger son nom sans collectionner les extensions

Il existe un très grand nombre d'extensions, et les réserver toutes n'aurait aucun sens. Retenez celles qu'un client distrait ou un concurrent indélicat pourrait réellement utiliser :

  • l'extension principale, celle que vous imprimez partout ;
  • le .com ou le .fr, selon celle que vous n'avez pas choisie ;
  • la version avec ou sans tiret, si votre nom en comporte un ;
  • la faute de frappe la plus probable, pour un nom difficile à orthographier ;
  • éventuellement, l'extension régionale ou de métier qui vous ressemble.

Enregistrez-les toutes au nom de votre entreprise, chez le même bureau d'enregistrement, avec le renouvellement automatique activé. Un domaine secondaire oublié peut expirer, puis être racheté par quelqu'un d'autre : l'article sur le nom de domaine expiré explique comment éviter cette mauvaise surprise.

Un nom de domaine ne remplace pas non plus un dépôt de marque. Si votre nom commercial compte beaucoup pour vous, l'INPI explique sur son site ce que protège une marque et comment vérifier qu'un nom est encore libre.

Une adresse principale, les autres en redirection

Choisissez une seule adresse principale, celle de vos cartes, de votre véhicule, de votre fiche Google et de vos e-mails. Les domaines secondaires n'affichent pas de copie du site : ils renvoient vers l'adresse principale grâce à une redirection permanente, dite 301, qui mène chaque visiteur à la bonne page. Deux sites identiques sous deux adresses se feraient concurrence dans Google, comme l'explique l'article sur le contenu dupliqué.

Pour la messagerie, gardez aussi un seul domaine. Les domaines secondaires peuvent transférer le courrier mal adressé vers votre boîte, sans que vous ayez à les communiquer, et la création d'une adresse mail professionnelle se fait sur le domaine principal.

Méfiez-vous enfin des extensions qui prêtent à confusion. Le .co, attribué à la Colombie, ressemble à un .com amputé d'une lettre ; le .org évoque plutôt une association ; le .net se confond facilement avec le .com. Mieux vaut une adresse un peu plus longue en .fr qu'une adresse courte que vos clients écriront de travers.

Avant de réserver

  1. Écrivez votre nom principal et ses variantes, puis vérifiez leur disponibilité chez un bureau d'enregistrement.
  2. Réservez l'extension principale et le .fr ou le .com manquant, au nom de votre entreprise, avec le renouvellement automatique.
  3. Faites rediriger chaque domaine secondaire vers l'adresse principale, puis testez chaque variante sur votre téléphone.
  4. Si votre site reste à créer, indiquez le nom retenu dans votre demande de devis : il servira dès la mise en ligne.