Vérifier qu'un nom de domaine est disponible et le réserver
Le nom de votre entreprise est trouvé, le logo presque prêt, et il reste à réserver l'adresse web qui va avec. Savoir si un nom de domaine est disponible prend deux minutes. Le réserver correctement, au bon nom et sans options inutiles, demande un peu plus d'attention.
Vérifier la disponibilité en deux minutes
La recherche chez un bureau d'enregistrement
Un bureau d'enregistrement, ou registraire, est une société habilitée à réserver des noms de domaine pour ses clients. Sur son site, un champ de recherche permet de taper le nom voulu, sans « www » ni « https ». La réponse affiche les extensions libres, celles qui sont déjà prises et le prix de chacune.
Lisez bien les résultats. Certains noms courts ou recherchés sont classés « premium » et vendus beaucoup plus cher, parfois aussi au renouvellement. Un nom déjà enregistré s'accompagne souvent d'une offre pour tenter de le récupérer s'il se libère : ce service ne garantit rien. Certains termes sont par ailleurs réservés ou soumis à conditions par l'organisme qui gère l'extension ; pour le .fr, les règles sont publiées sur afnic.fr.
L'annuaire Whois
Le Whois est l'annuaire public des noms de domaine. Pour un .fr, l'Afnic, l'association qui gère cette extension, propose une recherche sur son site ; pour un .com, l'outil de recherche de l'ICANN joue ce rôle. Un domaine déjà pris y affiche son bureau d'enregistrement, sa date de création et sa date d'expiration. L'identité du titulaire est souvent masquée, surtout pour un particulier.
Le test dans le navigateur
Tapez enfin l'adresse dans votre navigateur. Un site actif, une page « domaine à vendre » ou un message d'erreur vous renseignent sur la situation. Attention : une adresse qui n'affiche rien peut très bien être réservée, et seul le Whois fait foi. Profitez-en pour chercher le nom dans Google : une entreprise homonyme installée près de chez vous vous disputerait les recherches, même avec une autre extension.
Le nom est pris : les solutions
Un nom déjà enregistré ne condamne pas votre projet. Plusieurs pistes restent ouvertes :
- Une autre extension, si le .fr est pris et le .com libre, ou l'inverse. Regardez d'abord ce qu'affiche l'adresse occupée : un concurrent du même secteur créerait des confusions. L'article sur le choix de l'extension aide à trancher.
- Une variante qui ajoute votre ville ou votre métier, comme fleurs-martin-angers.fr, facile à dicter au téléphone.
- Un tiret entre deux mots, à condition de ne pas en ajouter un second.
- Le rachat, quand le domaine est proposé à la vente : passez alors par un service de séquestre, qui ne verse l'argent qu'une fois le transfert effectué.
- L'attente, si le Whois montre une expiration proche : une option incertaine, car le titulaire peut renouveler au dernier moment.
Écartez les orthographes fantaisistes, qui feront perdre des visites, et les chiffres que personne ne devine. Vérifiez aussi que le nom retenu ne reprend pas une marque déposée, grâce à la base de données gratuite de l'INPI.
Le .fr accepte les lettres accentuées, comme é ou ç. Une adresse accentuée se tape pourtant mal sur certains claviers et passe mal dans certaines messageries : gardez comme adresse principale la version sans accent, et réservez éventuellement la version accentuée pour la rediriger vers la première.
Réserver au nom de votre entreprise
Le bon compte et le bon titulaire
Créez le compte chez le bureau d'enregistrement avec une adresse e-mail que vous consultez, extérieure au domaine que vous réservez, puisque celui-ci ne fonctionne pas encore. Le titulaire, c'est-à-dire la personne qui détient les droits sur le nom, doit être votre entreprise : sa dénomination pour une société, votre nom pour une entreprise individuelle. Ce ne doit être ni votre prestataire, ni un proche, ni un salarié, comme l'explique l'article sur la propriété de votre site.
Le formulaire demande parfois un contact administratif et un contact technique, les personnes prévenues pour les questions de gestion et pour les réglages. Votre prestataire peut être contact technique, jamais titulaire. Pour le .fr, l'Afnic peut vérifier l'exactitude des coordonnées : renseignez-les avec soin.
Les options au moment de payer
Le panier propose souvent des services en plus : hébergement, messagerie, protection des données personnelles, outil de création de site. Prenez seulement ce dont vous avez besoin aujourd'hui, le reste pourra s'ajouter plus tard. Comparez le prix de la première année avec celui du renouvellement, parfois nettement plus élevé, et activez le renouvellement automatique. Beaucoup de registraires permettent aussi de réserver pour plusieurs années d'un coup, ce qui espace les échéances.
Après le paiement, certaines extensions demandent de confirmer l'adresse e-mail du titulaire dans un délai donné, faute de quoi le domaine peut être suspendu. Surveillez votre boîte, dossier des indésirables compris.
Les pièges à éviter
- Laisser passer plusieurs semaines entre la recherche et la réservation : un nom libre aujourd'hui peut être pris demain.
- Tester vos idées sur des sites inconnus, quand un registraire reconnu ou l'annuaire officiel font le même travail.
- Laisser votre prestataire réserver « pour simplifier » sur son propre compte.
- Accepter un nom de domaine offert avec un hébergement sans lire les conditions de renouvellement et de transfert.
- Répondre aux courriers qui suivent la réservation : fausses factures, offres pressantes pour d'autres extensions, alertes inventées sur votre référencement. Les plus courants sont décrits dans l'article sur les arnaques au nom de domaine.
Vos trois gestes
- Vérifiez votre nom et deux variantes chez un bureau d'enregistrement, puis dans le Whois.
- Réservez le jour même au nom de l'entreprise, avec le renouvellement automatique et une adresse de contact extérieure au domaine.
- Notez le registraire, l'identifiant du compte et la date d'expiration avec vos autres accès. Pour la suite, le configurateur de devis chiffre le site qui portera cette adresse.