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Looker Studio : un tableau de bord simple pour suivre son site

5 min de lecture

Chaque trimestre, un long rapport de statistiques arrive dans votre boîte de réception : courbes, tableaux, sigles. Vous le rangez sans l'ouvrir, puis vous vous demandez si votre site rapporte vraiment quelque chose. Looker Studio, l'outil gratuit de Google pour créer des rapports, permet de bâtir votre propre tableau de bord sur une seule page, qui se met à jour toute seule avec six chiffres bien choisis.

Ce que Looker Studio fait, et ce qu'il ne fait pas

Looker Studio, anciennement Data Studio, ne mesure aucune visite : il affiche des données qui se trouvent ailleurs, grâce à des connecteurs, c'est-à-dire des liaisons avec Google Analytics, la Search Console, un tableur Google Sheets ou d'autres sources. Si Google Analytics 4 compte mal vos visites ou ignore vos appels, votre rapport sera faux, aussi joli soit-il.

Réglez donc les sources avant le rapport : les rapports utiles de Google Analytics 4 et le consentement aux cookies déterminent ce que vous verrez. Les chiffres ne portent que sur les visiteurs qui ont accepté la mesure, et se lisent comme des tendances.

Brancher Google Analytics 4 et la Search Console

  1. Connectez-vous à Looker Studio avec le compte Google de l'entreprise : le rapport appartient au compte qui le crée.
  2. Créez un rapport vide, puis ajoutez une source de données avec le connecteur Google Analytics et choisissez la propriété de votre site, c'est-à-dire son espace de mesure.
  3. Ajoutez une seconde source avec le connecteur Search Console, puis sélectionnez votre site.

Au premier branchement, Looker Studio demande l'autorisation d'accéder à vos données Google : acceptez-la seulement avec le compte de l'entreprise. Ce compte doit avoir accès aux deux outils : si un prestataire est seul à gérer l'espace Google Analytics de votre site, demandez-lui de vous donner accès. Vous pouvez aussi partir d'un modèle de la galerie de Looker Studio, puis le relier à vos propres sources. Choisissez-en un sobre, supprimez les graphiques inutiles, et pour un modèle venu d'un tiers, regardez les connecteurs qu'il demande : ceux de Google suffisent ici.

Les six indicateurs à garder

Sur une seule page, gardez ceci :

  • le nombre de visites du mois, comparé au même mois de l'an passé ;
  • les sources de ces visites : recherche Google, accès directs, réseaux sociaux, autres sites ;
  • les cinq pages les plus consultées ;
  • les actions qui comptent, appelées événements clés dans Google Analytics 4 : appui sur le téléphone, formulaire envoyé, réservation ;
  • les clics, les impressions et la position moyenne de la Search Console ;
  • les cinq requêtes qui amènent le plus de visites, dont celles qui contiennent le nom de votre ville.

Le reste demeure dans les outils d'origine. Écartez au départ le taux de rebond, la durée moyenne des visites et les données démographiques : sur un petit site, ils prêtent surtout à confusion. Renommez les mesures avec votre vocabulaire : « Visites » parle davantage que « Sessions » à celui qui lira le rapport. Si vous relevez chaque mois les appels de votre fiche, comme l'explique l'article sur les statistiques de la fiche Google, saisissez-les dans une feuille Google Sheets reliée au rapport.

Une mise en page lisible

Une page suffit, lue de haut en bas : les chiffres du mois en grand, une courbe sur douze mois, puis deux petits tableaux, pages et requêtes. Fixez la période par défaut sur le mois précédent, avec la comparaison à la période d'avant. Un titre en français clair au-dessus de chaque bloc et trois couleurs au maximum évitent le tableau de bord illisible. La lecture des chiffres de recherche suit celle décrite dans l'article sur la Search Console.

Partager et entretenir le rapport

Partagez par invitation, avec l'adresse e-mail de chaque personne et un rôle : lecteur pour consulter, éditeur pour modifier. Évitez le lien ouvert à tous : lorsque la source est réglée sur vos identifiants de propriétaire, toute personne qui reçoit le rapport voit les mêmes données que vous, même sans accès à Google Analytics.

Looker Studio peut aussi envoyer le rapport en PDF par e-mail à intervalles réguliers, par exemple le premier jour de chaque mois, à vous et à votre prestataire. Quand une collaboration s'arrête, retirez la personne de la liste.

Les rapports de Google Analytics 4 et de la Search Console ne révèlent pas l'identité des visiteurs. N'y ajoutez pas, en revanche, une source contenant des données de clients, comme une liste de contacts, dans un rapport que d'autres personnes consultent.

Une fois par trimestre, comparez trois chiffres du rapport avec ceux de Google Analytics et de la Search Console : de petits écarts sont normaux, de gros écarts signalent une source déconnectée ou un filtre oublié. Comparez toujours à périodes et filtres identiques avant de conclure à une erreur. Vérifiez aussi que les connecteurs fonctionnent toujours après un changement de site ou de compte Analytics.

Ouvrez le rapport le premier jour de chaque mois, trois minutes suffisent, puis notez dans un carnet ce qui a changé et pourquoi : une fermeture, une campagne, une nouvelle page. Au bout d'un an, ces notes expliquent vos courbes.

Votre tableau de bord en quatre étapes

  1. Vérifiez que vous avez accès à Google Analytics 4 et à la Search Console avec un compte Google de l'entreprise.
  2. Créez votre rapport à partir d'un modèle simple ou d'une page vide, avec les six indicateurs.
  3. Programmez l'envoi mensuel en PDF et notez la date de votre prochaine vérification.
  4. Si les chiffres montrent que votre site n'amène aucun appel, le configurateur de devis chiffre une refonte.