Sous-domaine ou sous-dossier : où placer son blog ou sa boutique ?
Vous ajoutez une boutique en ligne à votre site, et l'outil choisi vous propose deux adresses : boutique.monsite.fr ou monsite.fr/boutique. La première est un sous-domaine, la seconde un sous-dossier. Le choix paraît technique, pourtant il pèse sur votre référencement, sur la gestion du site et sur votre liberté de changer d'outil plus tard.
Deux façons d'organiser une adresse
Votre nom de domaine, monsite.fr, constitue l'adresse principale. Un sous-dossier ajoute une partie après la barre oblique : monsite.fr/blog ou monsite.fr/boutique. Les pages restent dans le même site, gérées en général par le même outil, avec le même menu.
Un sous-domaine ajoute un mot devant le nom de domaine : blog.monsite.fr ou reservation.monsite.fr. Il se crée dans les réglages DNS, l'annuaire technique qui indique où se trouve chaque adresse, et peut pointer vers un service totalement différent de votre site principal. Le « www » de www.monsite.fr est d'ailleurs lui-même un sous-domaine.
Dans les deux cas, votre nom figure dans l'adresse. La différence tient à l'organisation : une pièce de plus dans la maison d'un côté, une annexe au fond du jardin de l'autre.
Ce que cela change pour le référencement
Google indique savoir explorer et classer les deux formats. En pratique, un sous-domaine fonctionne souvent comme un site à part : il a son propre outil, son propre menu, et reçoit moins de liens depuis vos pages principales. Beaucoup de professionnels du référencement préfèrent donc le sous-dossier pour les contenus qui doivent être trouvés sur Google : ces contenus s'appuient alors sur le site existant, et les liens vers vos pages de services se font naturellement.
Quel que soit votre choix, quelques conséquences pratiques sont à prévoir :
- dans la Search Console, une propriété de type « domaine » couvre tous les sous-domaines, alors qu'une propriété par préfixe d'URL ne couvre que l'adresse indiquée ;
- votre outil de statistiques doit être installé et réglé sur les deux parties du site ;
- le bandeau cookies, les mentions légales et la politique de confidentialité doivent figurer partout ;
- le design et le menu doivent permettre de revenir facilement au site principal.
Faites aussi l'inventaire des sous-domaines oubliés. Une ancienne boutique, une version de test ou le site d'un événement passé, restés en ligne, peuvent encore apparaître dans Google avec des prix ou des horaires périmés. Supprimez-les, ou redirigez-les vers la bonne page.
Blog, boutique, réservation : cas par cas
Le blog
Un blog sert à être trouvé sur des questions précises, puis à mener vers vos services. Le sous-dossier s'impose presque toujours : la plupart des outils de création de sites intègrent un blog, et chaque article peut renvoyer vers la bonne page. L'article sur le blog d'un commerce local donne des idées de sujets et de liens.
La boutique
Si la boutique repose sur le même outil que le site, comme WooCommerce sur un site WordPress, elle trouve naturellement sa place dans un sous-dossier. Si vous passez par une plateforme distincte, deux options se présentent : relier la plateforme à un sous-domaine, comme boutique.monsite.fr, ou installer tout le site sur la plateforme. Le comparatif entre Shopify et WooCommerce aide à choisir la base.
La réservation et la prise de rendez-vous
Les outils de réservation hébergent souvent leurs pages sur leur propre domaine, ou proposent un module à intégrer dans l'une de vos pages. Ces pages n'ont pas vocation à être trouvées sur Google : c'est votre page « Réserver », sur votre site, qui doit l'être. Le choix de l'adresse compte donc peu ici, tant que le parcours reste fluide.
Quand l'outil impose un sous-domaine
Beaucoup de services en ligne ne laissent pas le choix : ils fonctionnent sur un sous-domaine, voire sur leur propre adresse, du type votre-nom.outil.com. Les loger dans un sous-dossier reste techniquement possible, mais demande une configuration de serveur avancée, rarement justifiée pour un petit site.
Si l'outil vous laisse choisir entre son adresse et un sous-domaine, préférez un sous-domaine de votre propre nom de domaine. Il garde votre marque dans l'adresse et, surtout, il vous appartient : si vous changez d'outil, vous pourrez faire pointer boutique.monsite.fr vers le nouveau service, sans perdre une adresse que vos clients et Google connaissent.
La mise en place passe par un enregistrement DNS, que l'outil vous indique et que vous ajoutez chez le gestionnaire de votre nom de domaine. La manipulation prend quelques minutes, et sa prise en compte peut demander quelques heures. Vérifiez ensuite que l'adresse s'ouvre bien en HTTPS, avec le cadenas : la plupart des outils installent le certificat eux-mêmes, mais pas tous. Si vous n'êtes pas à l'aise, confiez ces réglages à la personne qui gère votre site.
Comment trancher
Quatre questions suffisent le plus souvent :
- ce contenu sera-t-il géré par le même outil que le site ? Si oui, le sous-dossier est la solution la plus simple ;
- doit-il être trouvé sur Google ? Un blog ou des fiches produits gagnent à rester dans le site principal ;
- l'outil impose-t-il un sous-domaine ? Acceptez-le avec votre propre nom de domaine, et soignez les liens entre les deux parties ;
- risquez-vous de changer d'outil dans quelques années ? Une adresse qui vous appartient facilite la transition.
Changer d'organisation plus tard reste possible, mais il faudra alors rediriger chaque ancienne adresse vers la nouvelle. L'article sur les erreurs 404 et les redirections explique pourquoi ce travail ne se néglige pas.
Avant de vous décider
- Listez les outils que vous utilisez ou comptez utiliser, avec l'adresse que chacun impose ou permet.
- Demandez à votre prestataire si le blog ou la boutique peuvent vivre dans le site principal.
- Si un sous-domaine s'impose, vérifiez qu'il utilise votre nom de domaine, puis contrôlez sa présence dans la Search Console.
- Pour un site neuf, nous intégrons le blog en option à 150 € HT, et le configurateur de devis chiffre aussi une boutique en ligne complète.