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Google Alerts : surveiller ce qu'on dit de votre entreprise

6 min de lecture

L'article que le journal local a consacré à votre boutique est en ligne depuis trois semaines, et vous l'ignorez encore. Sur un annuaire, votre ancien numéro continue d'égarer des clients. Google Alerts, un service gratuit de Google, envoie un e-mail quand de nouvelles pages contiennent les mots de votre choix : bien réglé, il vous évite d'apprendre ces nouvelles par hasard.

Ce que fait Google Alerts, et ce qu'il ne voit pas

Le principe est simple : vous enregistrez une requête, et Google vous signale les nouvelles pages qu'il a trouvées et qui y correspondent, par e-mail ou par flux RSS. Le service s'appelle Google Alertes dans sa version française et se gère depuis un compte Google.

Il ne voit pourtant qu'une partie de ce qui se dit sur vous. Échappent notamment à ses envois :

  • les avis Google, affichés sur votre fiche et dans Maps ;
  • la plupart des contenus de Facebook, d'Instagram ou de TikTok, et tous les groupes privés ;
  • les pages que Google n'a pas encore explorées, ou qu'il juge peu pertinentes ;
  • les contenus réservés aux abonnés, les newsletters et les messageries.

Les alertes arrivent parfois avec retard, voire pas du tout : un silence de plusieurs semaines ne prouve pas que personne ne parle de vous. Considérez l'outil comme un filet parmi d'autres, dans une veille plus large dont l'article pour surveiller son e-réputation décrit l'organisation.

Écrire des requêtes précises

Les guillemets, le signe moins et OR

Sans précaution, une alerte sur un nom courant comme Le Comptoir vous enverrait des pages sur tous les bars de France qui le portent. Trois opérateurs, repris de la recherche Google, affinent le résultat :

  • les guillemets placés autour d'un nom imposent l'expression exacte, mots côte à côte et dans cet ordre ;
  • le signe moins, accolé à un mot, écarte les pages qui le contiennent : -recette élimine les blogs de cuisine, et -site: suivi de votre nom de domaine exclut vos propres pages ;
  • OR, écrit en majuscules entre deux expressions, réunit des variantes, comme votre nom avec et sans accent.

Avant d'enregistrer, regardez l'aperçu que l'outil affiche sous la requête : il donne une idée des résultats que vous recevrez. Trop de bruit, resserrez ; rien du tout, élargissez.

Les réglages à revoir

Les options de chaque alerte règlent la fréquence d'envoi (au fil de l'eau, une fois par jour ou une fois par semaine au plus), les types de sources, la langue, la région et le volume : une sélection des meilleurs résultats ou tous les résultats. Pour votre nom, demandez tous les résultats et un envoi quotidien ; pour une veille plus large, une synthèse hebdomadaire suffit. Si vos alertes se multiplient, le flux RSS les rassemble dans un lecteur et soulage votre messagerie.

Six alertes utiles au-delà de votre nom

L'alerte sur le nom exact de votre entreprise reste la base. D'autres requêtes rendent des services moins évidents :

  • votre numéro de téléphone, écrit avec et sans espaces, pour repérer les annuaires qui le reprennent, ou ceux qui affichent encore l'ancien ;
  • une phrase distinctive de votre site, entre guillemets, pour découvrir un site qui copie vos textes ;
  • les variantes et fautes fréquentes de votre nom, réunies avec OR, car tout le monde n'écrit pas votre enseigne correctement ;
  • le nom de votre rue suivi de « travaux », pour anticiper un chantier qui gênera l'accès à votre boutique ;
  • votre métier et votre ville, limités aux actualités, pour suivre les ouvertures, les fermetures et les initiatives locales ;
  • le nom de vos principaux concurrents, pour connaître leurs annonces publiques sans y passer de temps.

Limitez-vous à six ou huit alertes. Au-delà, les e-mails s'accumulent sans être lus, et l'outil perd son intérêt.

Compléter ce que les alertes ne voient pas

Pour couvrir les angles morts, ajoutez à votre routine quelques vérifications rapides :

  • activez les notifications de nouveaux avis sur votre fiche Google et sur chaque plateforme où vous êtes présent ;
  • activez celles des mentions et des identifications sur vos réseaux sociaux ;
  • consultez chaque mois, dans la Search Console, le rapport qui recense les sites pointant vers le vôtre, présenté dans l'article sur le rapport Liens ;
  • tapez votre nom dans Google en navigation privée, une fois par mois, sans oublier les onglets Images et Actualités.

Que faire quand une alerte arrive

Chaque alerte appelle l'une de ces cinq réactions :

  • rien, pour une simple reprise de vos coordonnées exactes ou une page sans importance ;
  • remercier et relayer un article ou une mention positive : un mot à l'auteur, un partage sur vos réseaux et, si la page ne renvoie pas vers votre site, une demande polie de lien, selon les conseils de l'article sur les liens locaux ;
  • corriger une information fausse, comme un ancien numéro ou des horaires périmés, en contactant le site concerné ;
  • répondre à une critique publique, avec calme et après avoir vérifié les faits ;
  • demander un retrait quand un site copie vos textes ou usurpe votre nom : écrivez d'abord à son responsable, puis utilisez les procédures de signalement de l'hébergeur ou celles de Google, qui propose un formulaire pour les atteintes au droit d'auteur.

Pour un article de presse, partagez le lien ou citez-en une phrase avec la source : recopier l'article entier sur votre site porterait atteinte aux droits du journal. Notez enfin chaque alerte traitée dans votre tableau de veille, avec la date et la suite donnée.

Vos alertes en dix minutes

  1. Créez l'alerte sur le nom exact de votre entreprise, en excluant votre propre site, avec tous les résultats et un envoi quotidien.
  2. Ajoutez votre numéro de téléphone, une phrase de votre page d'accueil et votre métier associé à votre ville.
  3. Bloquez un quart d'heure par semaine pour trier les alertes selon les cinq réactions décrites plus haut.
  4. Si une alerte révèle des informations fausses sur votre fiche Google, son optimisation fait partie de nos options, pour 20 € HT : voyez la page des tarifs.